Bucher, Joseph
Biographie
Né en 1793 à Nudorstenzen (Moselle). Ancien soldat de l’Empire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, il était garde municipal à la 4e compagnie du 1er bataillon de la garde municipale. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Buchet, Joseph), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut, en 1833 à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet (pourtant auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement : Bucher, caserné à Tournon). Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1839. En juillet 1840, maréchal des logis dans la 13e compagnie de la garde municipale, caserné aux Célestins, père de famille, son épouse malade pendant deux mois, il sollicita, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet, de participer aux distributions de secours pour les décorés. Cette année-là, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié, un enfant, sa femme d’une santé débile a été obligée de discontinuer son état de blanchisseuse. Bucher, admis au corps comme simple garde, doit son grade à son excellente conduite. » Il reçut un secours de quarante francs en 1840. En 1841, la même administration renseignait : « Caserné rue du Petit-Musc, est connu sous de bons rapports et jouit de la meilleure considération dans sa compagnie. Sa situation militaire, son grade bien appointé, le mettent à l’abri du besoin. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1841, un secours de vingt-cinq francs en 1842, un secours de vingt-cinq francs en 1843. Il fit la même demande de secours en 1844, son capitaine apostillant sa demande comme quoi il faisait son service « avec infiniment de zèle ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1844, un secours de vingt-cinq francs en 1845. Il fit la même demande de secours en 1846 et reçut vingt-cinq francs en 1846, un secours de cinquante francs en décembre 1848. En juin 1849, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Demeurant avec sa femme depuis dix-huit mois passage Maindron à la Maison-Blanche, est favorablement représenté. Il a servi trois ans sous l’Empire et dix-huit ans dans la garde municipale, où il était maréchal des logis lorsqu’il fut destitué à la révolution de Février et depuis cette époque il est sans occupation et dans une position nécessiteuse. » Il reçut un secours de soixante francs en 1849. En 1850, sans emploi par suite du licenciement de la garde municipale, père de famille, il sollicita un secours. Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1850, un secours de soixante-quinze francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. En 1852, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Il est marié et n’a qu’une demoiselle, qui tient un pensionnat à Saint-Denis et elle-même est mariée à un lieutenant de l’armée. Le sieur Bucher est gardien à la maison d’arrêt de la garde nationale de Saint-Denis, ce qui lui vaut son loyer. Il touche six cents francs de pension, tant pour sa croix de la Légion d’honneur que pour sa retraite comme ancien militaire et n’est pas dans la misère. C’est un homme très honorable, dévoué à l’ordre et au gouvernement actuel. » Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1852. En 1853, sans emploi « par la suppression de la maison d’arrêt de la garde nationale de Saint-Denis, où il a rempli les fonctions de directeur pendant quinze mois », il sollicita un secours. Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1853, un secours de soixante francs en 1854. En 1855, ses faibles ressources étant insuffisantes, son épouse malade, il sollicita un secours. Cette année-là, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Par suite de la suppression de la maison de correction de la garde nationale de Saint-Denis, il a perdu les avantages attachés à la place de directeur, qu’il occupait dans cette maison. M. Bucher a essayé depuis de travailler comme aide au bureau de poste de Pierrefitte mais sa grande surdité l’a forcé de renoncer à ce petit emploi. Il se trouve aujourd’hui dans une position des plus gênées. M. Bucher est un homme fort honorable, généralement estimé et qui, par son dévouement à S.M. se recommande à la bienveillance particulière de l’administration. » Il reçut un secours de quarante francs en 1855, un secours de quarante francs et un autre de vingt francs en 1856, un secours de quarante francs et un autre de vingt francs en 1857, un secours de quarante francs et un autre de vingt francs en 1858, un secours de quarante francs et un autre de trente francs en 1859, un secours de quarante francs et un autre de trente francs en 1860, un secours de quarante francs en 1861. Il était chevalier de la Légion d’honneur et médaillé de Sainte-Hélène. Il demeurait caserne Tournon en 1836 ; à la caserne des Célestins en 1840-1846 ; 4, passage Maindron en 1849 ; 76, route de Fontainebleau à la Maison-Blanche en 1850 ; 45 bis, rue de Paris à Saint-Denis en 1851 ; 67, rue de Paris à Saint-Denis en 1852 ; 24, rue des Fontaines à Pierrefitte (Seine) en 1853-1856 ; 16, rue des Fontaines à Pierrefitte (Seine) en 1857-1861. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VI1, 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/15/3782 secours à divers titres ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 420, Préfecture de police, août 1833, Etat nominatif des brevets déposés à la caisse de la préfecture de police par MM. les décorés de Juillet qui ont reçu une gratification de vingt-cinq francs, lesquels brevets leur ont été rendus ainsi qu’il est justifié par les émargements des titulaires.