Budin, Rubb, Apollon (ou Rupp) (Budin, Rube, Apollon sur les listes du Bulletin des lois)
Biographie
Né vers 1798 à Bury (Meuse) (ou à Burq dans la Meuse in Archives de Paris VD6 682 n° 3). Corroyeur ou tanneur, contremaître chez Courte-Epée. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27 soir a fondu des balles. Le 28 matin, habillé en garde national et armé, s’est rendu à la mairie, désarmement du poste de la rue des Carmes et des Vétérans au Jardin des plantes, à la poudrière, au pont d’Austerlitz. » Et en date du 19 avril 1831 : « Le 29, se trouvait à la caserne Sainte-Geneviève ; il fit battre le rappel en escortant le tambour pour ramasser du monde pour s’opposer à l’évasion des prisonniers ; il était en garde national. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 13 décembre 1830, à trois voix pour la croix, cinq voix pour la médaille et aucune voix pour une mention (le vote est idem in Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 13 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques). Mais j’ai une autre fois à aucune voix pour la croix, quatre voix pour la médaille et trois voix pour une mention aussi ce vote in Archives de Paris VK3 33 jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques… Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 307) dans les demandes concernant le ministère de l’Instruction publique, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. On trouve in Archives de Paris VK3 51 in dossier Roblin, Louis, Simon, la note suivante, où il est mentionné : « Le nommé Vanneuffeten (voir Vanneuffeten, André), employé chez M. Nedek, rue du Jardin-des-Plantes, 12, offre d’être confronté avec le sieur Sanson (voir Sanson, Modeste, Tranquille), corroyeur, rue Censier, n° 7, porté pour la croix et qu’il dit n’avoir rien fait. M. Budin, compagnon de M. Vanneuffeten, même domicile, fait la même offre. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Budin, Rose, Appollon), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Une note de police dit de lui, dans le cadre de l’enquête après l’attentat du 28 juillet 1835 : « [...] M. Courte-Epée, tanneur et corroyeur, successeur de M. Duval, rue du Jardin-du-Roi, a pour contremaître corroyeur un nommé […] Budin qui était membre de l’association de l’Union de Juillet dont Raspail et Morey faisaient également partie. Ces trois individus assistaient à toutes les réunions qui se tenaient chez le général Lafayette, et comme ils quittaient toujours fort tard ces réunions et qu’ils demeuraient tous trois dans le quartier Saint-Marcel, ils prenaient un fiacre pour revenir ensemble, ce qui prouve qu’ils étaient très liés ; ils avaient aussi, pour les mêmes motifs, de fréquentes entrevues avec Pepin. Enfin, Raspail et Budin ont plusieurs fois dîné chez un sieur Obert [lire Aubert, N.D.A.] marchand de fourrage au Marché aux chevaux. » Interrogé, Budin reconnut avoir fait partie de l’Union de Juillet et connaître Pepin et Morey, mais ne les avoir vus ensemble que là, et ailleurs toujours séparément ; il ne les voyait d’ailleurs, affirma-t-il, qu’en passant. Dans son interrogatoire du 13 octobre 1835, Pepin dit être passé chez lui dans la matinée du 28 juillet 1835 mais ne pas l’avoir trouvé et n’avoir vu que sa femme (Marie-Victoire Vanuflen, née vers 1801). Budin affirma qu’effectivement, à cette époque, il était parti en voyage à Beauvais et ne pouvait être présent à Paris. Dans un autre interrogatoire, il dit : « J’ai connu le sieur Pepin dans une loge de francs-maçons. Je l’ai connu aussi dans l’Association pour l’instruction du peuple, mais je ne me rappelle pas l’avoir jamais vu dans la Société des Droits de l’Homme. En tout cas, il ne faisait pas partie de ma section. » Sur ses dîners chez Aubert, il nia : « Non, Monsieur ; j’ai demeuré, il y a dix ans, dans sa maison ; mais depuis que je n’y demeure plus, je ne suis pas allé chez lui. » Il demeurait 12, rue du Jardin-du-Roi (au deuxième étage deux pièces et cuisine) en 1831-1835. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la seconde sous le numéro 307) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés, demandes concernant le ministère de l’Instruction publique ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 10 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), idem en date du 19 avril 1831, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 13 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (je l’aurai deux fois ? je n’ai retrouvé qu’une fois…) ; Archives de Paris VK3 51 in dossier Roblin, Louis, Simon ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Budin, Rule, Appollon) ; Attentat du 28 juillet 1835, volume 1, Cour des pairs, Paris, 1836, p. 319 et 320, idem interrogatoire Pepin p. 246 ; Procès de Fieschi et de ses complices, chez A. E. Bourdin, Paris, 1836, tome 3 p. 51, 163 ; Archives nationales CC//679 dossier Budin pièce 2846.