Buffé, François, Marie
Biographie
Né à Liffré (Ille-et-Vilaine). Garçon tailleur. Il était porteur de deux certificats. Le premier était ainsi rédigé, pour la journée du 28 juillet : « Les soussignés certifient […] que le sieur Buffet (sic) […] s’est trouvé le 28 juillet dernier au marché des Innocents, où il a contribué vivement à repousser la gendarmerie, la garde royale et l’artillerie qui se trouvaient postés sur ledit marché et que toutes ces troupes ont été forcées de battre en retraite après une résistance de deux heures ; que de cette place importante il s’est posté au coin de la rue des Arcis, où le poste a été bien soutenu tant par lui que par tous ses frères d’armes et qu’en quittant la susdite rue, où il a fait évacuer avec ses camarades toutes les troupes qui se trouvaient échelonnées le long des quais, il s’est rendu au petit pont d’Arcole, où il s’est encore bien distingué en soutenant l’attaque faite par la garde royale qui se trouvait sur la place de Grève et dans l’Hôtel de ville. » Signé, le 10 août 1830 : Capascay illisible, demeurant 5, rue Mercier (illisible) ; Cathay, illisible, demeurant 5, rue Mercier (illisible). Le deuxième était ainsi rédigé, pour la journée du 29 juillet : « Les soussignés (aucune signature ne suit dans le dossier) certifient que le dénommé d’autre part s’est trouvé le 29 juillet à la pointe du jour dans les rues de Grenelle-Saint-Honoré, Croix-des-Petits-Champs, Montesquieu et Bons-Enfants, pour aider à faire les fortifications et qu’après cette besogne terminée, il a repris ses armes pour soutenir l’attaque du Louvre, où il a monté, un des premiers, à l’assaut ; qu’à ce dernier poste, il a été légèrement blessé à la main droite, que de là le sieur Buffet (sic) s’est rendu avec tous ses camarades sur la place du Carrousel, où il a aussi fait tout ce qui était en son pouvoir pour faire rendre les postes, ce qui eut lieu ; qu’en quittant cette place il s’est rendu un des premiers au château des Tuileries pour faire cesser les hostilités sur ce point. Toutes les troupes réunies se sont rendues dans la rue Saint-Honoré au coin de la rue de l’Echelle pour soutenir les camarades qui assiégeaient les Suisses et gardes royaux qui ont pénétré dans les maisons, desquelles ils ont tiré sur la population et que de là on s’est transporté dans la rue de Rivoli, où le sieur Buffet (sic) a fait, aussitôt son arrivée, arrêter une voiture chargée de munitions, qui était tirée de quatre chevaux, qui a resté à leur disposition. Voyant l’abandon que les troupes suisses étaient obligées de faire de leurs munitions, elles sont tombées sur le peuple et le sieur Buffet (sic), qui s’est trouvé dans la positions la plus critique dans cette affaire, fini par tuer un Suisse qui n’a pas voulu se rendre. » Berthier, tailleur, demeurant 5, rue des Deux-Ecus, certifia « avoir vu le sieur Buffé au Louvre et aux Tuileries, où il s’est signalé en ma présence et ayant tué un Suisse après l’avoir prié de se rendre ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, un total de secours de cent francs, entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, auprès de la mairie de cet arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement (sous le nom de Buffet, François sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?). Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831, et son brevet le 10 mai 1848. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Buffet, François), auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 2, rue Mercier en 1830 (mais 5, rue Mercière in Archives de Paris VD6 277 dans les certificats, in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 2, rue Mercier in Archives nationales F/1dIII/35 A et in Archives nationales F/1dIII/38 A) ; 8, rue Frochot en 1849. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61.