Buot, Nicolas

Biographie


Né le 6 décembre 1791 à Châtillon (Côte-d’Or). Ancien militaire, devenu cocher. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Biot, Nicolas sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Bulletin des lois et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il reçut (sous le nom de Buot, Nicolas), en 1835, un secours de cinquante francs. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1835, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié, sans enfant ; sa femme est cuisinière. Ils pourraient l’un et l’autre suffire à leurs besoins mais le sieur Buot se trouve momentanément gêné parce que depuis quelques mois il est sans occupation. On assure aussi que sa mère, septuagénaire, est en partie à sa charge. Il mène une conduite régulière. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1837. En 1837, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Cocher, dans ce moment il est sans place. Quelquefois, quand il y a des fêtes on l’emploie dans la maison du roi. Sa conduite paraît régulière. » En 1838, domestique sans place depuis longtemps, époux et père de famille, il sollicitait un secours. Cette année-là, la même administration rapportait à son sujet : « Concierge, rue du Faubourg-Saint-Honoré n° 134. Cette place, qu’on dit avantageuse, a notablement amélioré sa position, qui était auparavant fort gênée et on ne croit pas qu’un secours lui soit nécessaire. Il jouit d’une bonne réputation. » En 1839, il était valet de pied au service du roi, il sollicita de participer à la distribution faite, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet, en faveur des décorés. Il signalait qu’il était « le sixième de la famille qui a servi sous l’aigle impériale » et soutenait sa mère âgée de soixante-quinze ans. En 1843, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Concierge de la maison rue du Faubourg-Saint-Honoré n° 134. Il est favorablement représenté dans son quartier et on le dit au-dessus du besoin. » En 1846, la même administration rapportait : « […] Demeure 136, rue du Faubourg-Saint-Honoré, est marié, sans enfant. Depuis trois ans, il ne peut travailler, étant atteint de paralysie aux jambes. Il est dans une position malheureuse et mérite intérêt. » Il reçut un secours de quarante francs en 1847, un secours de quarante francs le 20 juin 1848. En 1849, sans ressources, il sollicitait un secours. En 1850 : « Demeurant rue du Faubourg-Saint-Honoré n° 142, est paralysé des deux jambes et ne peut se livrer à aucun travail. Sa femme fait un ménage qui lui rapporte dix francs par mois et reçoit des secours du bureau de bienfaisance. Ce ménage, dont on dit beaucoup de bien, doit deux termes de loyer au propriétaire de la maison qu’ils habitent. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, un secours de cinquante francs et un autre de soixante francs en 1851. En 1852, une apostille sur la fiche de renseignement l’indiquait comme « recommandé par M. Grivet, caissier du ministère » ; cette fiche renseignait : « Demeure rue du Faubourg-Saint-Honoré n° 136, tient une conduite régulière. Il est sans charges, sans ressources. Il ne s’occupe pas de politique. […] Il est dévoué au gouvernement actuel. Il mérite à tous égards la bienveillance de l’autorité. » Il reçut un secours de soixante francs en 1852, deux secours de soixante francs en 1853. En 1854, « réduit dans une triste et douloureuse position, sous le rapport des infirmités qui l’accablent ; il ne peut marcher qu’avec l’aide de deux béquilles, et ne possédant aucune ressource ni aucun moyen d’existence », il sollicita un secours et obtint soixante francs, puis la même somme en 1855. En 1856, paralysé des deux jambes, sa femme, âgée de soixante-quinze ans et atteinte d’infirmités herniaires, ne pouvant plus travailler, lui-même pensionnaire aux Incurables hôtel des Récollets, il sollicita un secours : « Quoique aux Incurables, on a toujours besoin d’un peu d’argent pour certaines choses, que l’on peut dire indispensables telles que tabac, caleçons, gilets de flanelle, quelques morceaux de sucre, la maison ne donnant que le strict nécessaire. » Il reçut un secours de quarante francs en 1856. En 1857, il se plaignait de ne plus recevoir que quarante francs tous les ans au lieu de soixante francs tous les six mois, ajoutant dans sa demande de secours : « M. Grivet, de son vivant, m’apportait toujours mon petit fonds, ce qui m’évitait de grandes fatigues et quelques dépenses. Depuis son décès, j’ai toujours été obligé d’aller moi-même toucher. Si quelqu’un de vos garçons de bureau pouvait venir m’apporter la somme que vous aurez ordonnancée en ma faveur, en même temps que la feuille du mandat que je signerai chez moi, je lui promets un pourboire de cinquante centimes (en gras dans le texte). » Il reçut deux secours de quarante francs en 1857. En 1858, il s’étonnait d’avoir été oublié et réclama de toucher sa « petite affaire », avant d’obtenir quarante francs, puis la même somme en 1859. Il demeurait 5, rue Chabanais, un loyer annuel de cent cinquante francs, en 1830-1837 ; 134, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1838 ; 5, rue Chabanais en 1839 ; 134, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1843 (adresses vérifiées même si ça paraît bizarre ces changements mais cest ainsi) ; 136, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1846 ; 142, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1849-1854 ; aux Incurables, hôtel des Récollets en 1855-1858. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 25 (où il est dit inconnu au 7, rue des Champs-Elysées en 1835) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/15/3782 secours à divers titres (il signe tantôt Biot et tantôt Buot…) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 79, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem, Proposition, en date du 25 mai 1851, d’accorder à 34 décorés, médaillés, veuves et combattants de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 1.895 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 186-188, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852.

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