Bureau, Eugène

Biographie


Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement). Il adressa à la Commission la lettre suivante : « Eugène Bureau, ex-employé dans l’ancienne partie du manuscrit brûlé la compagnie française d’éclairage par le gaz, partie du manuscrit brûlé plein de moralité, de zèle et de dévouement, n’écoutant que son patriotisme, se met le 29 juillet au matin à la tête de quelques jeunes gens. Il partie du manuscrit brûlé aux portes du Théâtre italien, il y pénètre avec partie du manuscrit brûlé s’élance seul, armé d’un pistolet, sur trois gendarmes, que son audace effraye ; ils mettent bas les armes ; il les distribue à ses amis. Aussitôt cette petite partie du manuscrit brûlé de braves court au rendez-vous de la Bourse bien partie du manuscrit brûlé après leur courage trouve l’occasion de se signaler partie du manuscrit brûlé meurtriers attaqués de la rue de Rohan et des partie du manuscrit brûlé Bureau s’élance l’un des premiers sur la pièce de canon braquée au coin de la rue Saint-Nicaise et qui tomba aux mains des patriotes. C’est sur ce point d’attaques qu’il fut assez heureux pour renverser d’un coup de baïonnette un soldat suisse qui ajustait à bout portant un élève de l’Ecole polytechnique. Après cette action et partie du manuscrit brûlé ou la fuite complète des gardes royaux qui occupaient tout le quartier du Palais-Royal, Bureau, toujours à la tête de ses amis, dont le nombre avait déjà partie du manuscrit brûlé court à l’attaque des Tuileries, dont l’occupation subite couronna les efforts de cette foule de braves défenseurs. Enfin Bureau n’est rentré chez son père et ne s’est reposé qu’après la campagne de Rambouillet. Tous ces faits dignes d’admiration et de partie du manuscrit brûlé doivent attirer sur le jeune homme les regards partie du manuscrit brûlé dispensatrice des récompenses […]. » Les faits ci-dessus étaient attestés par les signatures suivantes, le 10 août 1830 : Dechikelle, demeurant 15 bis, rue des Vinaigriers ; Bussard (voir Bussard, Féréol ?), demeurant 20, rue Meslay ; Higonnet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), qui, comme « aide de camp du général Pajol pendant la grande semaine », ajoutait : « Je certifie avoir vu M. Bureau à l’attaque du Palais-Royal et rues de Rohan et Richelieu, ainsi qu’à Rambouillet. » Aussi certifiés par Degousée (voir Degousée, François, Joseph), lieutenant-colonel dans la garde nationale. Il joignait à sa lettre plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, locataires de la maison sise boulevard Poissonnière n° 22, formant le coin du faubourg Montmartre et au haut de laquelle se trouve une terrasse qui présentait de grands avantages pour la défense de la liberté, certifions qu’entre autres jeunes gens qui ont monté une grande quantité de pierres, se trouvait M. Bureau, Eugène, qui donnait à ses camarades l’impulsion et les partie du manuscrit brûlé, par son zèle infatigable à faire apporter sur la terrasse les pierres, bouteilles cassées et autres partie du manuscrit brûlé, destinés à assaillir les ennemis de l’indépendance qui se seraient dirigés de ce côté. Les barricades qui se trouvaient au coin des rues Montmartre, Faubourg-Montmartre et qui partie du manuscrit brûlé, …paient le boulevard en cet endroit ayant empêché les ennemis de venir jusque-là, M. Bureau est un de ceux qui proposa de se diriger sur ces points où il y avait risque, ce qui eut lieu à l’instant même. » Signé, le 15 août 1830 : Camus, demeurant 22, bd Poissonnière ; Devaux, principal locataire ; Christol, homme de confiance de la maison ; Allez, P., demeurant 22, bd Poissonnière. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions avoir vu le sieur Bureau, le 29 juillet dernier à l’attaque du Théâtre-Français et de la rue de Rohan, se comportant de la manière digne des plus grands éloges car il partie du manuscrit brûlé dans ce moment de crise le courage et l’humanité partie du manuscrit brûlé. Nous l’avons vu, malgré le feu le plus actif porter les blessés dans la maison du café partie du manuscrit brûlé entre autres M. Jeannisson. Après avoir rempli un devoir si sacré, il est retourné sous la colonnade du Théâtre et, là, en ne cessant d’encourager ses partie du manuscrit brûlé ses concitoyens, il a travaillé jusqu’à la retraite partie du manuscrit brûlé des troupes royales. » Signé, le 20 août 1830 : Charles Toussaint, neveu de M. Jeannisson (voir Jeannisson, Pierre, François) ; Tarin, demeurant 8, rue de Richelieu ; Barbichon (voir Barbichon, Alexandre), demeurant 8, rue de Richelieu ; Léjolier, demeurant 8, rue de Richelieu. Il signa le certificat suivant en faveur de Ravet, René, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Ravet, René a été blessé dans les mémorables journées de juillet 1830, boulevard de la Madeleine, d’un coup de sabre, qui l’a atteint à la main gauche, lequel est constaté par un certificat qui lui a été délivré le 16 octobre par M. le sergent-major de l’ambulance de la Bourse, M. Guillon (voir Guillon, François, Gabriel). Il a combattu avec courage pour la cause de la liberté. […] Il réclame, comme ancien militaire, vu son grand âge de soixante-treize ans et ses infirmités qui l’accablent et l’infortunité où il se trouve actuellement le désir d’être admis dans un hospice de la vieillesse. » Archives de la préfecture de police AA 375 ; Archives de la préfecture de police AA 410 in dossier Ravet, René.

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