Busson, René
Biographie
Né vers 1773 à Tours. Ancien sous-officier, ayant servi sous la république, le Consulat et l’Empire, retiré du service en 1814 avec des blessures graves et nombreuses. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous les numéros 791 et 1085) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Son nom (toujours sous les numéros 791 et 1085) est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa, le 12 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de David, Louis, Romain, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le nommé David, Louis, Romain, blessé et pensionné [lire indemnisé, N.D.A.], est un brave défenseur des trois mémorables journées de Juillet, qu’il mérite pour sa bravoure la décoration et l’habillement et que l’on lui a fait un passe-droit ou un oubli. Nous lui avons signé le présent pour lui servir à sa réclamation. » En 1835, il sollicitait un secours, comme « étant du nombre desdits blessés et décorés du (ancien) XIIe arrondissement ». En 1836, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « Ouvrier couverturier, il gagne un franc cinquante par jour. On ne lui connaît point d’autres ressources et sa position paraît extrêmement gênée. Il doit plusieurs termes de loyer. Sa conduite est régulière. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs. En 1837, la même administration rapportait : « […] Célibataire et exerce l’état de tisserand mais il gagne peu parce que ses infirmités l’empêchent souvent de travailler. Sa position est très malheureuse et il est inscrit au bureau de charité. Il occupe une chambre de soixante francs par an et il doit un terme de loyer. Les renseignements lui sont favorables sous tous les rapports. » Il reçut un secours de quarante francs en 1838, un secours de vingt francs en 1839, un secours de vingt-cinq francs et un autre de quarante francs en 1840, un secours de vingt-cinq francs en 1841. En 1842, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Une sciatique et un mal d’yeux l’empêchent de travailler. Cet homme est malheureux et très estimé dans son voisinage. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1842, un secours de quarante francs en 1843, un secours de quarante francs en 1844, un secours de vingt-cinq francs en 1845, un secours de quarante francs en 1846. En 1848, il fit une demande de secours et reçut quarante francs puis de nouveau quarante francs en 1849 (indiqué comme à titre de blessé de Juillet pour cette année-là). En 1850, la même administration rapportait à son sujet : « […] On le représente comme un homme tranquille, étranger à la politique et réduit à la dernière misère. Il ne vit que des secours qu’il reçoit de la charité publique. […] Son nom ne figure pas aux sommiers judiciaires. Ce décoré de Juillet paraît digne d’intérêt. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, à titre de blessé de Juillet, un secours de cinquante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, un secours de cinquante francs en 1853, un secours de cinquante francs en 1854, un secours de cinquante francs en 1855, un secours de cinquante francs en 1856. En 1857, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Ancien marchand bimbelotier, complétement impotent par suite de son grand âge. Il ne possède pour vivre d’autres ressources que ce qui lui est alloué par le bureau de bienfaisance. La conduite morale et politique de cet individu n’a jamais donné lieu au moindre reproche. Il est très digne d’intérêt. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1857, un secours de cinquante francs en 1858, un secours de cinquante francs en 1859, un secours de cinquante francs en 1860, un secours de cinquante francs en 1861 et un secours de cinquante francs en 1862. Il demeurait 110, rue Saint-Victor en 1832-1836 ; 84, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1842 ; 14, rue Gît-le-Cœur, un logement au loyer annuel de quarante francs, en 1849-1862. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 88 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives nationales F/15/3783 secours à divers titres ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 382 in dossier David, Louis, Romain. Il est décoré sous quel nom ? a priori dans le (ancien) XIIe arrondissement,… Il se dit inscrit sur les listes de blessés sous le numéro 54. Le maire du (ancien) XIIe arrondissement le dit aussi décoré de Juillet. Il n’est sans doute pas décoré, par contre selon l’administration bien porté pour 120 d’indemnités sous le numéro 54 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement.