Butant, François
Biographie
Né le 4 juillet 1785 à Tillieres (Eure), fils de Butant, François et de Houy, Madeleine, son épouse. Menuisier. Un certificat de notoriété précisait à son sujet : « Le 29 juillet dernier, ledit sieur Butant, étant armé pour la défense de la liberté, fut attaqué par plusieurs soldats de l’ex-garde royale et renversé à coup de crosse de fusil, […], dans cette lutte, il reçut un coup violent sur la main droite, qui lui déboîta le poignet. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés, avec une indemnité de trois cents francs versée sur une année. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1831, père de deux enfants en bas âge, il sollicita, auprès du roi, la Croix de Juillet, affirmant être « inscrit pour avoir l’honneur d’être décoré de la croix ». Il signa, le 1er juillet 1831 et comme « blessé », le certificat suivant en faveur de De Driesen Lallemand, Alphonse, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « N’ayant pas vu sur la liste des citoyens récompensés par la nation M. Alphonse Lallemand de Driesen, n° 13 de la rue Hauteville, qui, dans les journées de Juillet, s’est battu avec nous, nous, soussignés, blessés de Juillet, protestons qu’il y a là un oubli et nous certifions que M. Driesen a fait le coup de feu, pendant tout le temps de la bataille le mercredi 28 à la place de Grève et autres endroits, qu’il nous a donné de la poudre et des munitions et qu’il a relevé et arrangé avec sa chemise et son linge plusieurs de nous, qu’il portait sur son dos pour nous aller panser et nous faire respirer les sels et de l’eau-de-vie, vu qu’il avait le bonheur de n’être pas atteint. C’est un brave jeune homme, qui s’est vaillamment battu avec nous, qui nous a secourus et pansés et qui a bien contribué au succès de nos glorieuses journées. Nous lui envoyons et lui offrons unanimement ce témoignage authentique pour sa bravoure et son honorable conduite. » Il demeurait 10, rue des Prêcheurs en 1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 72 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830 (sous le nom de Bulant, François) ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 386 in dossier Driesen de, Lallemand, Alphonse.