Cabart, François
Biographie
Né vers 1803. Homme de peine. Il fut tué d’un coup d’arme à feu, le 28 juillet, alors qu’il combattait sur le boulevard Saint-Martin (ou d’un coup de feu au Carrousel in Archives de Paris VD6 623 n° 8). Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 12 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Muron, Pierre, Marie (voir ce nom), né vers 1799, ouatier, demeurant 9, rue Rosiers ; Gaiffé, Guillaume, né vers 1794, peintre en bâtiments, demeurant 3, rue Bailly ou 8, rue Bailly au marché Saint-Martin ; Paillard, Pierre, né vers 1796, marchand de vin, demeurant 33, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ; Paulot, Louis, Victor, né vers 1774, propriétaire, demeurant 35, quai de la Tournelle. Ils déclarèrent avoir parfaitement connu Cabart et « savoir les sieurs Muron et Gaiffe qu’il a combattu au boulevard Saint-Martin le 28 juillet dernier et qu’ils l’ont vu tomber sous le feu des ex-gardes royaux à quelques pas d’eux et ne l’ont pas revu depuis. Et les sieurs Paillard et Paulot qu’ils n’ont pas vu reparaître ledit Cabart à son domicile depuis le 28 juillet, ce qui les porte à croire qu’il a succombé ledit jour ». Il laissait une veuve, Boisgegrain, Marguerite, née le 30 pluviôse an X (par erreur le 3 pluviôse an X in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831 ; mais bien le 30 pluviôse an X in Archives de Paris VK3 36) à Villars-Saint-Marcellin (Haute-Marne), fille de Boisgegrain, Louis, négociant, et de Girot, Marie son épouse, journalière, qu’il avait épousée le 31 janvier 1829 à la mairie du XIIe arrondissement. Elle reçut un secours de soixante-dix francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de trente francs, le 30 mars 1831, un secours de quarante-deux francs, le 30 avril 1831, un secours de quarante-deux francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, puis fut pensionnée de cinq cents francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Cabart demeurait 33, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ; sa veuve, toujours 33, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en 1831. Le nom de Cabart (F. Cabart) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 15 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 16 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 110 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 14 ; Archives de Paris VD6 623 n° 8, (ancien) XIIe arrondissement, liste des personnes tuées dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, ou mortes par suite de blessures reçues dans lesdites journées ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (veuves) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de veuve Cabard, citée trois fois dont la deuxième sous le numéro 726, la troisième sous le numéro 1201) ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (veuves), idem (deux listes de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, veuves ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.