Cagé, François, Emmanuel

Biographie


Né le 26 mai 1783 à Paris. Horloger. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il signa, comme lieutenant de chasseurs à la 1re compagnie du 2e bataillon de la IXe légion de la garde nationale, le certificat suivant en faveur de Jouffroit : « Nous, propriétaires, marchands et bourgeois domiciliés à Paris, attestons pour rendre hommage à la vérité, connaître parfaitement le sieur Charles, Aimé Jouffroit, horloger, demeurant rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie n° 2. Il a été, le 28 juillet dernier, entre 10 et 11 heures du matin à la place de l’Hôtel-de-Ville, où l’un de nous (M. Etienne) l’a vu armé d’un sabre seulement à la main commander une vingtaine de braves avec lesquels ils s’emparèrent du poste de l’Hôtel-de-Ville et firent ôter le drapeau blanc. De là, le sieur Jouffroit se rendit à l’église Saint-Gervais ; il y sonna le tocsin partie du manuscrit abîmée [il était alors avec Paut, N.D.A.] en laissant un de nous. partie du manuscrit abîmée accompagné toujours des volontaires ils désarmèrent le poste du marché Saint-Jean, occupé par la troupe de ligne. De là, il se rendit à la neuvième mairie ; il y trouva M. Cagé, officier de la garde nationale, l’un de nous, qui a engagé le tambour Férandier aîné à battre le rappel depuis la rue de Jouy jusqu’aux Célestins et de cette caserne à la mairie, en descendant par la rue Saint-Antoine, où M. Cagé est resté et d’où le sieur Jouffroit est allé rue Pavée au Marais pour engager M. Patry, l’un de nous, à laisser venir ses ouvriers, ce qui n’a pas eu lieu. Le sieur Jouffroit, à 5 heures du soir, a rejoint sa demeure ; il a voulu au-devant de la maison construire une barricade ; les voisins s’y étant opposés, en présence de MM. Lassenay, et Dulud, l’un de nous, il en est reparti et gagna la rue de la Mortellerie, où il fut atteint de deux coups de feu, vers 7 heures du soir. Enfin, que le sieur Jouffroit a été relevé et conduit chez l’un de nous, M. Dubrujeaud, susdite rue de la Mortellerie, où il y a resté jusqu’au lendemain et d’où il fut transporté à son domicile. En foi de quoi, nous lui avons délivré avec plaisir le présent certificat, tant pour lui marquer notre estime que pour lui servir et valoir ce qu’il appartiendra. » Il ajoutait, en signant, l’apostille suivante : « Je puis rendre hommage à la vérité de l’action du rappel battu par Férendier aîné tambour ; moi j’étais à la tête des cinq ou six hommes dont M. Jouffroit était avec son sabre il était midi le 28 juillet 1830. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut l’initiateur avec Masson, (voir Masson, Jean) président, demeurant 12, rue du Chaume aux Archives du royaume, d’une société de secours mutuels, intitulée Société des frères de Juillet, dont la devise était Union, Humanité, et dont lui-même était secrétaire. Un prospectus imprimé par la Société donnait les informations suivantes sur son fonctionnement : « Des décorés et blessés de Juillet se sont réunis à l’effet de fonder une Société qui les mît à même de se secourir mutuellement en cas de maladies ou d’infirmités ; les principes d’ordre et de philanthropie qui ont présidé à la rédaction du règlement qui doit leur servir de guide, leur ont mérité, le 26 juin dernier [1836, N.D.A.], l’autorisation de M. le ministre de l’Intérieur, et depuis le 1er juillet, leur société est définitivement constituée. » Il reçut un secours de soixante francs en 1850, en 1851, en 1852 et en 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 62, rue Saint-Antoine en 1830-1831 ; 50, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1836 ; aux Petits Ménages, rue de Sèvres en 1849-1852 ; 28, rue de la Chaise en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852, idem Proposition d’accorder à dix décorés de Juillet 1830 et à un blessé de juin 1848 par accident des secours s’élevant ensemble à 605 francs, minutes 272-275, en date du 28 février 1853 ; Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Jouffroit, Charles, Aimé.

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