Caillat-Descaves
Biographie
En mai 1831, se présentant comme « un des défenseurs de Juillet » il sollicita, auprès du roi, la Croix de Juillet. Il joignait à sa demande le certificat suivant, signé le 4 septembre 1830 : « Nous, soussignés, Pierre Varet et Jean-Marie Février, tous deux restant chez M. Léger, rue des Colonnes n° 12, certifions que nous avons vu dans la journée du 29 juillet 1830, rue Traversière-Saint-Honoré, monsieur Caillat avec un fusil de munitions, qui lui a crevé entre les mains. » Il joignait aussi cet autre certificat, signé, le 5 janvier 1831, par Pegean, Bazille, commissaire de police du quartier du faubourg Saint-Denis : « Le soussigné, commandant la Ire légion de la garde nationale, lors de l’expédition de Rambouillet, se plaît à certifier que le sieur Caillata fait partie de ladite légion, qu’il l’a parfaitement secondé pour maintenir l’ordre et notamment pour faire évacuer une métairie qui se trouvait assaillie par trois ou quatre cents hommes de l’expédition, enfin qu’il était animé du meilleur esprit pour la réussite de la bonne cause. »Il était caporal des grenadiers au 1er bataillon de la Ire légion de la garde nationale et le maire du (ancien) Ier arrondissement apostilla favorablement sa demande, estimant « que le postulant mérite la bienveillance du gouvernement et la récompense qu’il sollicite par les bons principes et le zèle avec lequel il fait son service ». Cabal, capitaine commandant de la garde nationale, demeurant 20, rue du Mont-Thabor attesta que Caillat faisait « depuis la réorganisation de la garde nationale son service avec un zèle et une exactitude exemplaires et que, par son bon esprit, il est parfaitement digne de la bienveillance du gouvernement ». Caillat-Descaves demeurait 7, rue du Dauphin en 1831. Archives de Paris VK3 42.