Caillet dit Janin, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1791 à Asnier (Yonne). Loueur de cabriolets. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il sollicita la croix, en remplacement. On trouve dans son dossier plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra qu’il est à notre connaissance que M. Cailliat […] est l’un des premiers citoyens qui se soient présentés en armes et en costume de garde national dans la matinée du mercredi 28 juillet 1830 ; qu’il a rallié à lui et a dirigé en divers lieux et sur divers postes une compagnie assez nombreuse d’hommes armés tant en uniforme qu’en bourgeois, lesquels se sont distingués par leur bravoure et leur fermeté, particulièrement contre les postes de la garde tant à pied qu’à cheval, à la porte Saint-Martin, au Château-d’eau et sur tous les boulevards. M. Cailliat a partout déployé une intrépidité sans exemple ; il a couru les plus grands dangers et ce n’est que par miracle qu’il y a échappé. Enfin nous savons qu’il faisait partie des citoyens qui se sont dirigés sur Rambouillet le 3 août. » Signé, le 10 août 1830 : Obron, demeurant 1, rue de la Grange-aux-Belles ; Panthouf, L., demeurant 30, rue de Lancry ; Harivel aîné, demeurant 35, rue de Lancry ; Saint-Martin, L. (voir Saint-Martin, Pierre, Louis), demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Neveu, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Lézier, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Tillard, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Barrias, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Jeanneret, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Fayolle, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Augen, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Dumont, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Ménard (voir Mesnard, Auguste), demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Auguste, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Truchot, sapeur de la Ve légion de la garde nationale, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Enix, sergent, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Brioude, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Noël, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Génard, sergent des grenadiers de la Ve légion de la garde nationale, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin ; Bailly, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Martin. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants du (ancien) Ve arrondissement de Paris, certifions que le sieur Cailliat dit Jamain (sic), a été pendant plusieurs années établi loueur de cabriolets de remise, rue des Marais n° 27, qu’il est à notre connaissance que ledit sieur Cailliat (sic) a mérité l’estime et la confiance des personnes qui ont eu des relations avec lui et qu’il a laissé dans le (ancien) Ve arrondissement la réputation la plus parfaite sous tous les rapports. » Signé, le 23 juin 1831 : Obron, demeurant 1, rue de la Grange-aux-Belles ; Tillard, demeurant 25, rue des Marais ; Harivel aîné, demeurant 35, rue de Lancry ; Augen, demeurant 25, rue des Marais ; Binet, Pierre, demeurant 25, rue des Marais ; Vaspard, demeurant 50, rue des Marais ; Ménard (voir Mesnard, Auguste), demeurant 50, rue des Marais ; Génard, A., demeurant 27, rue de Lancry ; Saint-Martin, L. (voir Saint-Martin, Pierre, Louis), demeurant 6, rue de Lancry. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra qu’il est à notre connaissance avoir vu M. Cailliat dit Jamain (sic), loueur de cabriolets, demeurant rue des Marais-Saint-Martin n° 27, dans la matinée du mercredi 28 juillet 1830 en costume de garde national à la tête du peuple armé au moment de la prise du château d’eau et que M. Cailliat a déployé partout où nous avons pu l’apercevoir une intrépidité sans exemple. » Signé, d’abord le 19 août 1830 puis repris le 8 juin 1831 : Trève, demeurant 108 bis, rue du Temple ; Dransy, demeurant 1, bd Saint-Martin ; Pons, demeurant 108, rue du Temple ; Gross, demeurant 3 bis, bd Saint-Martin ; Léguillier, demeurant 110, rue du Temple. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, capitaine en premier de la compagnie de grenadiers du 3e bataillon, Ve légion, certifie que M. Cailliat (sic) est un des premiers citoyens qui se sont fait inscrire dans ma compagnie quand je l’ai organisée le 5 août 1830 ; qu’il a toujours bien fait son service et qu’il a mérité à tous égards la bienveillance de Sa Majesté. » Signé, le 2 septembre 1831 : Levainville, capitaine, entrepreneur des transports de la Guerre, demeurant 40, rue du Faubourg-Saint-Martin. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, colonel de la Ve légion, certifie que le sieur Cailliat (sic) jouit de l’estime de tous les citoyens du quartier qu’il habite ; que dans son service de garde national il a toujours apporté zèle et exactitude et qu’à ce titre il peut avoir des droits à l’auguste bienveillance qu’il ose réclamer. » Signé, le 7 septembre 1831 : comte de Lariboisière, député et colonel de la Ve légion. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un emploi dans l’administration générale des postes. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En septembre 1831, « ayant éprouvé des pertes considérables dans l’exploitation de son commerce, […] aujourd’hui sans ressources, chargé de deux enfants en bas âge », il sollicita une place de garçon de bureau dans une administration, ou de garde forestier ou concierge dans les domaines du roi ou du duc d’Orléans. Il était garde national au 4e bataillon de la Ve légion en 1830. Il demeurait 27, rue des Marais, ou des Marais-Saint-Martin, ou des Marais-du-Temple en 1830 ; 76, rue Saint-Antoine en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/48 (sous le nom de Cailliat dit Jamain, Jean-Baptiste). Il semble bien signer Cailliat...