Caillet, Jean-Jacques

Biographie


Né le 25 juillet 1799 à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). Tourneur en cuivre. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Caillet, Jacques), après la révolution, un total de cinquante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut médaillé auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 11 juin 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu un coup de feu à la partie interne du genou du côté droit, blessure qui n’a laissé après elle aucune trace, aucune infirmité et qui ne saurait donner lieu à aucune récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1836, père de deux enfants en bas âge, sa belle-mère âgée de soixante-douze ans à soutenir, il sollicita des secours. La police donna alors sur son compte les renseignements suivants : « Il gagne cinquante francs par mois comme fort à la halle et il travaille en outre comme tourneur en cuivre. Sa femme travaille de son côté. Cet homme est adonné à l’ivrognerie. » Et en 1837 : « Il était fort à la halle de la marée, mais il a perdu sa place, à cause de son inconduite. La position de cette famille est très malheureuse. » Les mêmes sources précisaient en 1839 : « Il est marié et a trois jeunes enfants. Il est représenté comme un homme sans conduite, qui est adonné, ainsi que sa femme, à l’ivrognerie et laisse ses malheureux enfants souffrir de la misère. » En 1840, père de trois enfants en bas âge, n’ayant reçu que vingt francs depuis 1837, il sollicita d’être compris dans les listes de gratification. Il mourut en avril 1841. La même année, sa veuve sollicita des secours ; une note de police notait à son sujet : « Elle est âgée de trente-trois ans, a deux enfants en bas âge et n’a que le produit de son travail pour élever sa famille. Les renseignements recueillis sur cette femme ne lui sont pas favorables. On lui reproche, entre autres choses, de maltraiter ses enfants et de les tenir continuellement renfermés dans une chambre sans leur donner à manger. » Elle fut convoquée au bureau de la préfecture et dut faire la promesse de mieux traiter ses enfants, si elle voulait prétendre à des secours. Caillet reçut vingt-cinq francs de secours en 1840, sa veuve soixante-cinq francs en 1842. Il demeurait 4, rue de Lappe en 1830-1831 (mais 38, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1831 in Archives de Paris VD3 1-2) ; 89, rue du Faubourg-Saint-Antoine de 1834 à 1837 ; 84, même rue en 1839 ; 22, rue Sainte-Marguerite en 1840 ; sa veuve, 233, rue du Faubourg-Saint-Antoine, derrière le corps de garde du faubourg, attenant à la rue de Montreuil. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 78 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe.

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