Caltiau, Jean, Siméon
Biographie
Né le 25 février 1795 à Saint-Symphorien (Manche). Ouvrier chimiste. Il fut grièvement blessé par une balle qui l’atteignit à la hanche droite, alors qu’il combattait, le 28 juillet, sur le marché du quai aux Fleurs en face de la place de Grève. Marié et père de famille, il reçut (par erreur sous le nom de Caittiau) deux secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut (sous le nom de Cailletieau, Simon) un total de cent cinq francs de secours auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il fut médaillé (sous les nom et prénoms de Cailleteau, Jean, Simon sur les listes du Bulletin des lois, sous celui de Cailleaut sur celles du Moniteur universel, et sous celui de Cailleteau, Jean, Siméon sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 29 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu en gouttière superficielle à la partie antérieure et inférieure de la poitrine, un peu au-dessous de la mamelle, guérie sans difformité ni infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Cailtiau, Simon), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa (sous le nom de Cailtiau), le 26 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Hubert, Martin, Pierre, Claude et de Jean-François, Michel, Marie Lebouc, quand ces derniers tentèrent de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie, d’après les renseignements qui m’ont été donnés par plusieurs voisins, notamment par les personnes habitant la maison n° 7 rue Traverse, que les sieurs Martin, Pierre, Claude Hubert et Jean-François, Michel, Marie Lebouc se sont comportés d’une manière digne de bons patriotes dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, et qu’ils méritent tous deux les marques d’honneur de tous bons Français. Ces deux braves ont déposé des certificats à l’ancienne commission, qui ont été égarés, ne pouvant les reproduire à celle-ci pour pouvoir obtenir ce que leur dévouement leur ont incontestablement mérités ; ils étaient armés tous les deux et ont été blessés. » Il signa, le 10 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Couillard, Pierre, Thomas : « Nous, soussignés, combattants et décorés de Juillet, certifions que le sieur Pierre Couillard s’est distingué dans les affaires de Juillet, notamment à la caserne de Babylone et à l’Ecole militaire, où il a montré un courage et une conduite exemplaires. » En 1842, aubergiste à Carentan (Manche), manquant « du plus strict nécessaire » et son ancienne blessure le mettant dans l’impossibilité de travailler, il sollicita des secours. La préfecture de la Manche donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Demeure depuis quelques années à Carentan, où il exerce la profession de petit aubergiste débitant de boissons. […] Il est fort incommodé. Cependant comme son commerce est peu productif, il travaille quelquefois comme terrassier, mais il ne peut supporter aucune fatigue. Il possède environ cinquante francs de revenu ; il a trois enfants et sa femme en porte un quatrième. Il s’est toujours bien conduit depuis son arrivée à Carentan et mérite la bienveillance du gouvernement. » Il reçut, cette année-là, cinquante francs de secours. Il mourut vers 1843. Sa veuve, née Le Planquais, Anne, reçut un secours de quarante francs en 1846. Il était le beau-frère de Vasselin, Jacques, François, blessé et mort des suites de son amputation. Il demeurait 24, rue de la Procession à Vaugirard en 1830-1831 ; rue de Sèvres ; à Carentan depuis plusieurs années en 1842 et sa veuve jusqu’à 1844 ; 33, rue de la Verrerie en 1849. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de l’arrondissement de Sceaux auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 91 (sous le nom de Cailtiau, Simon) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement (sous le nom de Cailteau, Jean, Siméon) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, blessés de la 1re classe (sous le nom de Cailtiau, Simon) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70 (sous le nom de Cailleteau, Jean, Simon) ; Archives de la préfecture de police AA 381 in dossier Couillard, Pierre, Thomas ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Hubert, Martin, Pierre, Claude.