Campagne, Pierre, François

Biographie


Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement). Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, déclare que, le 28 juillet 1830, le nommé Pierre, François Campagne, demeurant bd Saint-Denis n° 4 (sic), porte Saint-Martin, m’a secondé dans notre attaque contre la garde royale, qu’il a montré beaucoup de dévouement et de bravoure, que par ses exhortations il a déterminé plusieurs citoyens à se réunir à nous, que même dès le 27 au soir il a commencé une défection dans le 53e de ligne, dont plusieurs soldats lui ont remis leurs cartouches, et avait engagé plusieurs ouvriers à prendre part à l’action que nous projetions pour le lendemain ; que, le 29, il s’est trouvé au Louvre, que son zèle ne s’est pas ralenti dans cette affaire vigoureuse, qu’ensuite il s’est rendu chez M. Laffitte, dont il a escorté le général Lafayette avec ceux qui y étaient jusqu’à l’Hôtel de ville, où il a passé la nuit avec nous. Je dois ajouter que M. Campagne était alors en uniforme de grenadier de la garde nationale. » Signé : Dufaÿ (voir Dufaÿ, Guillaume, Michel ?). Par copie conforme à l’original, le 7 février 1831. Suivaient plusieurs apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Campagne, dans la nuit du 28 au 29, gardant le poste de la porte Saint-Martin, qui avait été enlevé le soir à la garde royale. » Signé, le 22 juin 1831 : Chavantré fils (voir Chavantré, Alexandre, Désiré), demeurant 18, bd Saint-Denis. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Campagne, dans la nuit du 28 au 29, gardant le poste de la porte Saint-Martin, qui avait été enlevé le soir à la garde royale. Il était en uniforme de la garde nationale. » Signé, le 22 juin 1831 : veuve Autfeuille, demeurant 2, barrière Saint-Denis. La troisième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Campagne, dans la nuit du 28 au 29, gardant le poste de la porte Saint-Martin, qui avait été enlevé le soir à la garde royale. Il était habillé en garde national. » Signé, le 22 juin 1831 : Lallemant, bottier, demeurant 2, barrière Saint-Denis. La quatrième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Campagne, en uniforme de garde national à la place de l’Hôtel de ville, le 29 juillet 1830. » Signé : Masson (voir Masson, Jean), demeurant 37, place de l’Hôtel-de-Ville. La cinquième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Campagne, dans la nuit du 28 au 29, gardant le poste de la porte Saint-Martin, qui avait été enlevé le soir à la garde royale. Il était en uniforme de la garde nationale. » Signé, le 24 juin 1831 : Chevallier (voir sans doute Chevallier, Charles, Louis, Auguste ?), demeurant 2, bd Saint-Denis. La sixième apostille, ainsi rédigée : « Je me rappelle avec grand plaisir d’avoir été accompagné par M. Campagne, en allant à l’Hôtel de ville, le 29 juillet 1830, et je m’empresse de joindre mon témoignage aux nouvelles attestations qu’il a déjà reçues. » Signé, à la Grange, le 23 juin 1831 : Lafayette (voir Lafayette, Marie, Paul, Joseph, Roch, Yves, Gilbert Dumottier). Le 13 août 1831, il retira les pièces qu’il avait déposées à la Commission. Il demeurait 2, bd Saint-Denis en 1831. Archives de la préfecture de police AA 376. Il y a dans Châtelain, Edouard jeune un Campagne, limonadier au boulevard Saint-Denis près la porte Saint-Martin, à qui on peut demander des renseignements sur la conduite qu’a tenue Châtelain pendant les combats de Juillet.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.