Camus, Michel, Auguste
Biographie
Marchand de vin. Il apostilla un certificat médical, délivré le 17 août 1830 par le docteur Masson, demeurant 27, rue de Bourgogne, en faveur de Lefort, Jean-François, pour constater les blessures que ce dernier avait reçues aux deux pieds par une même balle, le 29 juillet à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone, ajoutant certifier « que le nommé François a été blessé à Babylone auprès de moi » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise rue Bourg-Labbé. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que M. Camus, Michel, Auguste, rue du Four-Saint-Germain n° 70, a assisté au désarmement du poste de l’Abbaye, s’est battu avec une intrépidité rare à la place de Grève ; il a pris un tonneau de poudre au moment où il manquait de munitions et en a distribué à ses camarades ; il s’est également distingué à la prise de la caserne de Babylone. M. Camus mérite les plus grands éloges et une récompense nationale. » Signé, le 6 juillet 1831 : Dailly, demeurant 86, rue du Four ; Richard, agent d’affaires, demeurant 70, rue du Four-Saint-Germain ; Germinet, demeurant 59, rue du Four-Saint-Germain ; Rousseau, Jacques (voir ce nom), demeurant 8, rue Cassette, qui attestait les faits précisant que Camus avait combattu auprès de lui au pont d’Arcole ; Buquet (voir ce nom), qui certifiait avoir vu Camus combattre à la Grève et dans plusieurs autres endroits ; Surosne, demeurant 74, rue du Four-Saint-Germain ; Têtefort, Amable (voir ce nom), boulanger, demeurant 80, rue du Four-Saint-Germain, qui ajoutait avoir combattu avec lui à la Grève et à la caserne de Babylone. Il signa, le 25 août 1830, le certificat suivant en faveur de Rousseau, Jacques, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, patentés et autres, demeurant à Paris rue Cassette et autres, du quartier du Luxembourg et autres, certifions et attestons à tous ceux qu’il appartiendra que le nommé Jacques Rousseau, maître menuisier-ébéniste, demeurant à Paris rue Cassette n° 8, faubourg Saint-Germain, sergent de la garde nationale, et que nous déclarons bien et personnellement connaître pour un brave et honnête citoyens, ancien militaire sous la république et l’Empire, déjà couvert de nombreuses et, graves et plusieurs blessures, a coopéré de tous ses efforts au succès des trois mémorables et glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, pendant lesquelles il n’a cessé de combattre avec son courage et son ancienne valeur, notamment à la Grève et à la prise du pont dit d’Arcole, date du 28, du Louvre et au Palais-Royal. Que ledit Jacques Rousseau n’a déposé les armes qu’après la victoire assurée, que, quoique époux et père de quatre enfants, il a affronté tous les périls et n’a pas montré dans ces circonstances moins de désintéressement que de zèle et d’ardeur et d’intrépidité, en abandonnant aux blessés, aux veuves et orphelins de ces jours d’éternel souvenir les gratifications pécuniaires accordées aux combattants pour une plus noble récompenses que ses services précédents indépendamment de ceux qu’il vient d’y ajouter lui avaient méritée. En foi de quoi, nous soussignés, admirateurs du sieur Rousseau dans sa conduite si digne d’éloges et de récompenses, pour rendre hommage à la vérité et lui donner un témoignage de notre estime particulière, nous lui avons délivré le présent certificat pour lui valoir et servir au besoin. » On trouve dans un certificat délivré en faveur de Vincenot, Bertin, et que signa Camus, de nombreuses indications sur la participation de Camus aux combats. Ce certificat était ainsi rédigé, en date du 12 juillet 1831 : « M. Vincenot, Bertin, demeurant rue d’Estrées n° 8, s’est conduit d’une manière distinguée et digne d’éloge les 28 et 29 juillet dernier. Le 28, il a assisté au désarmement de la caserne des gendarmes de Tournon ; de là, il s’est transporté sur la place de l’Esplanade (sic, lire l’Estrapade ?), où il a assisté à faire prisonnier les gardes royaux qui occupaient ledit établissement et les a conduits à l’Ecole militaire avec plusieurs de nous. Ensuite, il s’est rendu chez M. Camus, marchand de vin, rue du Four n° 70, qui lui a procuré le fusil de son propriétaire (M. Morel). Le 29 au matin, il a fait, étant muni d’un fusil, battre le rappel pour le sieur Denis dans la rue du Four et de là ils se sont rendus sur la place de l’Odéon avec M. Camus (voir plus haut) et autres pour se rendre ensuite à la caserne de Babylone, où y étant du premier peloton, M. Vincenot a prouvé qu’il était un ancien militaire et s’est conduit de même en brave et digne citoyen. Il a été un des premiers à faire feu sur les Suisses du côté du terrain du sieur Seguin et de la rue de Mademoiselle. » Il demeurait 70, rue du Four-Saint-Germain en 1830. Archives nationales F/1dIII/62 in dossier Lefort, Jean-François (sous le nom de Camus, Auguste) ; Archives de la préfecture de police AA 376 (sous le nom de Camus, Michel, Auguste) ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Rousseau, Jacques ; Archives de la préfecture de police AA 417 in dossier Vincenot, Bertin.