Candelier, Jean-Louis (j’ai parfois Candellier, Louis, Jean)

Biographie


Né le 26 frimaire an V (mais 14 juillet 1796 in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39, mais bien le 26 frimaire an V in Archives nationales F/1dIII/35 B, in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) ; né vers 1796 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail ; en 1795 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales) à Saint-Denis (Seine), fils de Candellier, Jean (voir ce nom) et de Demoulin, Thérèse son épouse. Ouvrier en socques. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au bras droit, alors qu’il combattait vers 14 heures près de la fontaine du Vertbois rue Saint-Martin. Son père, Candellier, Jean, fut tué alors qu’il revenait de lui porter secours. La mairie indiquait ainsi la nature de ses blessures : « Coup de feu au bras droit, le 28 juillet ; une balle, dirigée obliquement a traversé le bras vers sa partie moyenne et supérieure, en contournant l’os, suivant le trajet du nerf cubital, qui a été lésé, peut-être même coupé. Il est résulté de cette blessure des douleurs dans tout le membre et plus particulièrement dans les quatrième et cinquième doigts, la paralysie de l’avant-bras et de la main, enfin un état d’infirmité équivalent à la perte d’un membre, peut-être même pire en raison des douleurs qui l’accompagnent. » Candellier reçut (sous le nom de Candellier, Jean-Louis) un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de vingt francs, le 25 août 1830, un secours de trente francs, le 2 septembre, un secours de quarante francs, le 16 septembre, un secours de quarante francs, le 2 octobre, un secours (payé à sa femme) de dix francs, le 22 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 22 avril 1831, le maire du (ancien) VIe arrondissement lui délivrait un certificat comme quoi il n’avait « aucune fortune particulière et que ses seuls moyens d’existence consistaient dans le produit de son travail, ressource dont il est privé aujourd’hui par l’impossibilité où il est de travailler ». Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 7 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Lesage, fabricant de socques, demeurant 14, passage Basfour ; Marguier, apprêteur de chapeaux, demeurant 353, rue Saint-Denis ; Dieudonné, apprêteur de chapeaux, demeurant passage du Ponceau dans la rue Saint-Denis. Ils attestèrent connaître « parfaitement le sieur Jean-Louis Candellier, ouvrier en socques, demeurant passage Saint-Denis n° 6 ; qu’il est à leur connaissance que ledit sieur Candellier s’est battu le 28 juillet dernier pour la défense des libertés et qu’il a été blessé très grièvement au bras droit vers les 2 heures après-midi en face la fontaine du Vertbois, rue Saint-Martin ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Candelier sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel, sur celles de la mairie in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu au bras droit, de sa partie supérieure et externe vers l’interne avec lésion du nerf cubital, douleur et gêne dans les mouvements des trois derniers doigts de la main droite ; blessure cicatrisée mais qui a laissé après elle une incapacité permanente. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable et complète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la quatrième classe des blessés. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de cinq cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de cent francs. Candelier, Louis, Jean, alors vernisseur, avait été condamné à six mois de prison pour complicité de vol dans un cabaret, le 22 août 1826 et la question se posa de savoir s’il pouvait être décoré. Le ministère de la Justice répondit en ces termes : « Les condamnations correctionnelles, quel qu’en soit le motif, n’ayant rien d’infamant, celle qui a été prononcée contre le sieur Candelier et qu’il a subie, ne peut infirmer son inscription sur la liste des décorés qui a été approuvée par le roi, et l’on ne pourra lui refuser la décoration lorsqu’il aura rempli les formalités exigées de ceux qui doivent la recevoir. » Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs le 27 juillet 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il était marié et sans enfant en 1830. Candelier demeurait 24, rue Aumaire en 1824 ; 6, passage Basfour ou 6, passage Saint-Denis en 1830-1831 (passage Basfour sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD 6 356 n° 6 et sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais 367, rue Saint-Denis in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B, adresse confirmée comme subrogé-tuteur de Laurent et de Louis, Joseph… 6, impasse Basfour dans la rue Saint-Denis trois fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés etc. et VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales) ; 1, rue Charlot en 1833. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne p. 65 (sous le seul nom de Candelier), liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement (sous le nom de Candellier, Louis, Jean) lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 24 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 et idem Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat nominatif des décorés de la Croix de Juillet qui touchent une pension, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste d’incapacité de travail, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires) (sous le nom de Candellier, Louis, Jean), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Candelier, Louis, Jean), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (sous le seul nom de Candelier), liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 4e classe (sous le nom de Candellier, Louis, Jean). Attention sur les listes du Constitutionnel, il y a bien trois Candellier en tout, un mort et deux blessés, mais sans doute il y a confusion entre les deux blessés…

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