Candellier, Jean
Biographie
Commissionnaire ou journalier. Le 28 juillet, comme il revenait de porter secours à son fils, Louis, Jean (voir Candelier, Jean-Louis), blessé dans les combats, il fut frappé d’une balle au front, rue Saint-Denis, au coin de la rue Neuve-Saint-Denis, et mourut aussitôt. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 26 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Enouf, Charles, limonadier, demeurant 29, rue Neuve-Saint-Denis ; Belime, Jean, coiffeur, demeurant 27, rue Neuve-Saint-Denis ; Abbadie, Charles, Victor (ou Hector ?), élève en pharmacie, demeurant 386, rue Saint-Denis. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Candellier et savoir « que le 28 juillet dernier, comme il revenait de porter des secours à un de ses fils qui avait été blessé le même jour, et se trouvant rue Saint-Denis au coin de celle Neuve-Saint-Denis, il fut frappé d’une balle au front et qu’il mourut aussitôt de cette blessure ». Il laissait une veuve, Luriau, Catherine, née le 29 octobre 1781 à Saint-Léger (Yonne) (elle-même fille de Luriau, Pierre, manouvrier, et de Bachelin, Edmée), couturière ou culottière, qu’il avait épousée en troisièmes noces le 23 février 1815 à la mairie du Ve arrondissement, qui reçut un secours de cent francs sur les secours distribués par Le Constitutionnel, reçut un secours de cent francs, le 21 août 1830, un secours de cinquante francs, le 20 septembre, un secours de cinquante francs, le 20 octobre 1830, un secours de vingt francs, un autre de trente francs, un autre de cinquante francs, le 22 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 27 décembre 1830, un secours de quarante francs, le 10 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de trente francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 14 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 9 mai 1831, un secours de quarante francs, le 2 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, fut pensionnée de cinq cents francs et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il laissait aussi un premier fils, qu’il avait eu avec Demoulin, Thérèse, son épouse, et deux autres enfants, nés de son mariage avec Luriau, Catherine : Laurent, né le 4 octobre 1820 (parfois mais par erreur le 14 octobre 1820 ; bien le 4 octobre 1820 in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 et in Archives nationales F/1dIII/35 B ; par erreur le 15 octobre 1820 in Archives nationales F/15/2553 ; par erreur le 6 octobre 1820 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelins, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc., in Archives nationales F/1dIII/38 B mais rectifié en 4 octobre 1820 in même référence état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance) à La Chapelle-Saint-Denis, et Louis, Joseph, né le 30 octobre 1821 (parfois mais par erreur le 5 octobre 1821 in Archives nationales F/1dIII/40, in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 et in Archives nationales F/1dIII/35 B après correction ; le 1er novembre 1821 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelins, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc., in Archives nationales F/1dIII/38 B mais rectifié en 30 octobre 1821 in même référence mais état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance) dans la même ville. Les deux enfants reçurent un secours de deux cent cinquante francs, le 31 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, à valoir sur la première année de la pension qui leur était due. Ils furent tous deux pensionnés comme orphelins de Juillet (sous les noms de Candelier dans le Bulletin des lois) et il leur fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille de l’orphelin était composé de la mère et de Candellier, Louis, Jean (voir ce nom), pensionné, subrogé-tuteur, demeurant 367, rue Saint-Denis en 1831. Laurent fut placé, en 1831, dans la pension de Scribe, 11, boulevard du Temple et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau. Son bulletin individuel de surveillance spéciale des orphelins de Juillet relatait en 1832 : « Ce jeune homme ne manque pas de moyens. Il écrit passablement. On se plaint de son peu d’application et de son bavardage continuel. Cependant il fera quelques progrès car il paraît sentir la nécessité de s’instruire » ; en 1833, il se destinait à l’état d’opticien. En 1834, il avait été confié pour effectuer son apprentissage à Mitaine, opticien, 41, rue du Ponceau, d’où il s’enfuit par suite des mauvais traitements qu’il subissait. Le préfet de la Seine décrivit ainsi la situation au maître des requêtes chargés de la surveillance des orphelins : « Le jeune Candélier (sic), orphelin de Juillet, que la commission tutrice du (ancien) VIe arrondissement avait placé en apprentissage chez M. Mitaine, opticien, rue du Ponceau, n° 41, après avoir pris la fuite de chez son maître, est revenu au domicile de sa mère, rue du Faubourg-Saint-Denis, n° 53. En m’informant de ce fait, M. le maire annonce qu’il a fait mander l’un et l’autre et, après avoir adressé à l’enfant les reproches et les exhortations qu’il a jugées propres à le faire rentrer chez son maître, il en a éprouvé le refus le plus formel, préférant, a-t-il dit, supporter les punitions les plus rigoureuses plutôt que de reprendre l’état d’opticien et de se soumettre à son maître, qui le rudoyait. Cet enfant a demandé, comme grâce, qu’on le mette en apprentissage chez un menuisier. Le comité paraissait disposé à accéder à cette demande mais il y avait une difficulté à vaincre. M. Mitaine vis-à-vis duquel la Commission avait souscrit un bail d’apprentissage, pouvait en réclamer l’exécution. C’est ce qui est arrivé. M. Mitaine réclame la rentrée de l’enfant ou deux cents francs de dommages et intérêts. La Commission pense qu’elle ne peut transiger et encore moins disposer des deniers confiés à ses soins. Cependant elle reconnaît que l’obstination opiniâtre du jeune Candélier, qui d’ailleurs est un mauvais sujet, ne permet pas d’espérer un retour à une meilleur conduite. Elle craint également que le sieur Mitaine se porte à des voies de correction que nos mœurs réprouvent. Dans cette position embarrassante, la Commission se demande ce qu’elle doit faire. Je pense que le seul parti à prendre est de résilier le bail d’apprentissage consenti avec le sieur Mitaine ; il me semble naturel aussi que l’orphelin supporte les conséquences pécuniaires que peut entraîner cette mesure puisque c’est par son fait que le placement ne peut recevoir son exécution. Cependant, monsieur, avant de répondre à la Commission, j’ai cru convenable de vous donner avis du fait qui se présente, en vous priant de me faire connaître si M. le ministre approuve la mesure que je propose. » En 1835, on le destinait au commerce et il était placé en apprentissage. Louis, Joseph fut placé dans la même pension que son frère et son bulletin rapportait à son sujet : « Pas de méchanceté mais de la paresse et de la dissipation. » En 1836, il était en apprentissage chez un imprimeur en taille douce. Candellier demeurait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en l’an V ; 24, rue Aumaire en 1824 ; 38, rue Neuve-Saint-Denis (neuf fois 27, rue Neuve-Saint-Denis in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 et une fois imprimé in Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671 ; mais bien 38, rue Neuve-Saint-Denis in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830 et Etat nominatif des enfants des citoyens tués en juillet 1830, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc. [mais aussi 27, rue Neuve-Saint-Denis dans cette même référence Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc.], deux fois in Archives nationales F/1dIII/35 B, deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B, in Archives nationales F/1dIII/82) en 1830 ; sa veuve, même adresse 27, rue Neuve-Saint-Denis en 1831 ; 3, rue Boucherat en 1832 ; 53, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1834. Le nom de Candellier (J. Candellier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 100-101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 24, p. 92 pour la veuve ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordée des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Relevé nominatif des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 par suite de coups de feu, idem Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Etat nominatif des enfants au-dessus de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessus de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; orphelins de Juillet, commission municipale du VIe arrondissement, état des orphelins de Juillet adoptés par l’Etat […] et qui […] ont droit à un trousseau de 300 francs. Ledit état contenant les orphelins sur le sort desquels il a été statué par la commission du VIe arrondissement jusque et y compris le 3 février 1831 ; année 1833, VIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 VIe arrondissement ; année 1839 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2551 orphelins de Juillet ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841. Attention sur les listes du Constitutionnel, il y a bien trois Candellier en tout, un mort et deux blessés mais sans doute il y a confusion entre les deux blessés…