Canuet, Louis, Nicolas
Biographie
Né vers 1799. Ancien chasseur à cheval au 11e régiment, devenu cordonnier. En 1850, à l’occasion d’une demande de secours qu’il avait présentée à la fin de l’année 1849, la préfecture de police rapportait sur son compte les renseignements suivants : « Ancien gardien de Paris, est maintenant concierge quai Saint-Michel, 19, où il gagne trois cents francs par an. Il est marié, sans enfants, sa femme n’a pas une bonne santé. Longtemps sans occupation, il a contracté des dettes pour lesquelles ses créanciers ont mis opposition à son traitement. Il n’est pas heureux. Sa conduite est régulière. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. En 1852, les mêmes sources rapportaient : « N’a aucune autre ressource que son salaire d’ouvrier cordonnier, salaire qui diminue de plus en plus, attendu qu’il perd la vue. On le dit dévoué au prince-président et il paraît digne de la bienveillance de l’administration. » En 1853, « ne pouvant travailler que faiblement » à cause de la faiblesse de sa vue, il sollicita un emploi de gardien d’un cimetière. Il reçut un secours de cinquante francs en 1853 et en 1854. En 1855, une note renseignait à son sujet : « Cordonnier gagnant soixante-quinze centimes par jour, il est également concierge, donc il n’a pas de loyer à payer. Cet homme est resté pendant quatre ans rue des Deux-Ponts, 9. Il ne doit rien à son ancien propriétaire. Tout chez lui est très propre, je dirai même qu’il y règne un certain luxe, il n’a nullement besoin de secours. Le sieur Canuet jouit d’une bonne santé. C’est un honnête homme, il était très bien considéré dans son ancien quartier ; il est très peu connu dans son nouveau domicile. » Il fut secouru de quarante en 1855 et en 1856. En 1858 : « Marié, exerce l’état de cordonnier. Il gagne environ deux francs cinquante par jour et n’a point d’autres ressources que son travail. On obtient de très bons renseignements sur sa conduite morale et politique. » Il fut secouru de quarante en 1858. Il demeurait 15, quai Saint-Michel ou 19, quai Saint-Michel en 1849-1850 ; 13, place du Cloître-Saint-Benoit en 1851-1852 ; 54, rue des Noyers en 1853 ; 5, rue Guy-de-la-Brosse en 1855 et 1856 ; 263, rue Mouffetard en 1857. Archives nationales F/1dIII/48; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 79 (où il est présenté comme médaillé), idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852, idem Proposition d’accorder à dix-huit décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.010 francs, minutes 275-276, en date du 28 février 1853.