Capitan, Georges, Iréné
Biographie
Né vers 1812 à Saint-Germain (Jura). Graveur sur cristaux. Il était porteur du certificat suivant : « Je déclare que je me suis trouvé les jours du 27, 28 et 29 juillet avec le sieur Georges, Iréné Capitan, tailleur sur cristaux, rue des Deux-Ecus n° 24, qu’il s’est conduit en brave et fidèle défenseur de la liberté et qu’il porte la marque de son zèle et courageux dévouement. » Signé, le 17 août 1830 : Lesage. Le certificat médical suivant lui fut délivré par le docteur Nicault qui l’avait soigné : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie avoir donné mes soins au sieur Georges, Iréné Capitan, graveur sur cristaux, demeurant rue des Deux-Ecus n° 24, pour des brûlures de la face et de la main droite, qu’il m’a déclaré lui avoir été occasionnées par la détonation d’un grand nombre de cartouches dont il avait versé la poudre sur une table. J’atteste en outre que ces brûlures ont empêché le sieur Capitan de travailler pendant une quinzaine de jours, à compter du 31 juillet dernier, jour où je l’ai vu pour la première fois. Sur sa demande, je lui ai délivré le présent certificat pour lui servir au besoin. » Signé, le 18 août 1830 : Nicault (voir sans doute Nicault, Gilbert, Hyacinthe ?). Il reçut, après la révolution, des secours, dont un secours de vingt francs le 19 août et un secours de cent francs le 25 août 1830 (sans que d’autres date ou montant nous soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Sans doute fut-ce sa mère qui toucha en fait ces secours ; lui-même était parti pour son pays natal et à son retour il fit le reproche à sa mère d’avoir participé à des distributions de secours, alors qu’il ne s’était battu que pour la liberté de son pays. Il s’engagea volontaire en octobre 1830 et participa à la campagne de Belgique et au siège d’Anvers. Il resta sept ans militaire. Ensuite il se maria à Boulogne-sur-Mer, puis vécut de la pêche, avant de rentrer à nouveau dans la Marine (en 184…), comme instructeur au quartier de Cherbourg puis caporal au 5e de ligne et congédié après neuf ans de service. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, sans qu’apparaisse clairement la nature de sa demande. Il était alors peintre en bâtiments, mais sans ouvrage. Il fut convoqué une dernière fois en octobre 1848 par la Commission. N’ayant sans doute pas répondu aux convocations, parce qu’étant retourné à Boulogne-sur-Mer, il vit sa demande être rejetée par la Commission. Il était marié mais sans enfant en 1848. Il demeurait 24, rue des Deux-Ecus en 1830 ; 19, rue du Croissant puis à Boulogne-sur-Mer en 1848. Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés (sous le seul nom de Capitan) ; Archives de la préfecture de police AA 376.