Caraquin, César, François, Marie
Biographie
Né le 24 mars 1811 à Nantes (Loire-Atlantique) mais à Mantua dans l’Ain in Archives nationales F/1dIII/39. Cocher de cabriolet. Blessé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante francs le 22 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 12 novembre 1830, un secours de dix francs le 1er décembre 1830, un secours de vingt francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt francs le 15 janvier 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Son père, le représentant, fut un des trois avec Truchelu (voir ce nom) et Bondoux, Marie, Louise, Laurence, femme Coiffier (voir ce nom), qui signèrent la lettre envoyée, le 24 juin 1831, au roi, pour faire obtenir au chirurgien Laforest (voir Laforest, Jacques, Marie), la décoration de Juillet, qu’ils pensaient avoir été méritée par celui-ci pour avoir soigné les blessés. Cette lettre était ainsi rédigée : « […] Cet homme modeste, qui nous a donné des soins aussi empressés qu’assidus au moment et après le danger, s’est tenu dans un silence qui a excité notre surprise. Nous nous attendions de voir notre bienfaiteur décoré de la Croix de Juillet et notre espérance a été trompée. La reconnaissance nous a fait nous adresser au président de la Commission des récompenses nationales, qui, tout en reconnaissant les droits de M. Laforest, a dit que le travail étant clos, il n’y avait de ressources pour l’accomplissement de nos vœux que dans la justice de Votre Majesté. C’est donc à vous, Sire, qu’est réservé de récompenser la modestie, les talents, le patriotisme et le désintéressement, en accordant à celui qui s’en est rendu digne la décoration que Votre Majesté jugera convenable. » Il demeurait 21, rue de Paradis-Poissonnière, sans doute chez son père, en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 ; Archives de Paris VD3 1-2, 1830 Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Laforest, Jacques, Marie ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe. Voir le Caraquin du dossier Boutevillain, dit Grandpré, Victor, Jean-Francois ? Il aurait reçu un fusil et dix-neuf paquets de cartouches de la part de ce dernier, pendant la Révolution de Février et demeurait 11, rue Martel en février 1848.