Carles, Jean-Pierre

Biographie


Né vers 1806 à Rodez (Aveyron). Artiste lithographe. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Carles, artiste lithographique, s’est comporté avec la plus grande bravoure à la prise du Louvre et des Tuileries et a montré un courage digne de la cause que Paris défendait. C’est avec reconnaissance que je donne cette attestation, M. Carles m’ayant transporté après que j’ai été blessé au Carrousel. » Signé, le 10 août 1830 : Baduel (voir Baduel, Louis, Henri), élève de l’Ecole polytechnique. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Carles, artiste lithographique, a pris part aux journées mémorables de Juillet. Je l’ai vu combattre à mes côtés au Louvre et aux Tuileries jusqu’au moment où je fus blessé sur le Carrousel. Il n’a quitté le champ de bataille qu’à la fin de cette affaire pour me porter ses secours. » Signé : Baduel (voir plus haut), élève de l’Ecole polytechnique ; Bosquet (voir Bosquet, Pierre, Joseph, François), élève de l’Ecole polytechnique. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean-Pierre Carles, artiste lithographe, demeurant quai de la Mégisserie n° 54, a pris les armes pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’il a été des premiers à la prise du Louvre et des Tuileries, ainsi que plusieurs autres endroits où il a fait preuve de courage et qu’il s’est conduit comme un brave citoyen, soit en montant la garde pendant plusieurs jours consécutifs, soit en emportant chez eux plusieurs blessés. » Signé, le 10 août 1830 : Leduc, P., lithographe ; Dallert ; Moreau ; Fouquet ; Coupeur. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, ex-capitaine de la 1re compagnie du corps des étudiants, certifie que M. Carles, artiste lithographe, appartenant audit corps, a pris part aux journées des 27, 28 et 29 juillet, notamment à la prise du Louvre et qu’il s’est constamment fait remarquer par son amour pour la liberté et son zèle pour le maintien de l’ordre. » Signé, le 10 août 1830 : Lebas, P., professeur au lycée Saint-Louis. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Carles, artiste lithographique, a servi dans le corps des étudiants de Paris, que j’avais l’honneur de commander pendant la glorieuse journée de Juillet ; qu’il a montré constamment beaucoup de zèle et un grand courage dans les attaques qui ont eu lieu contre la garde royale et notamment à la prise du Louvre, où il a vu tomber à ses côtés l’élève de l’Ecole polytechnique Baduel, qu’il a généreusement relevé et transporté dans sa famille. » Signé, le 22 septembre 1830 : Caron, Ch. Une de ses lettres adressée à la Commission des récompenses nationales était apostillée par Rodat, député de l’Aveyron, et lui-même parlait de son « amour et dévouement au roi des Français ». Carles fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté dans la cavalerie. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise rue Bourg-Labbé. En 1839, il était grenadier au 4e bataillon de la IIIe légion. Il marcha contre la barricade de la rue Tiquetonne, fut convoqué lors du procès et ne reconnut pas l’inculpé Cruy, Charles. Il demeurait 54, quai de la Mégisserie (dans les courriers qu’il signe par exemple ; par erreur parfois 50, quai de la Mégisserie) en 1830 ; 12, rue Jean-Jacques-Rousseau en 1839-1848. Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives de la préfecture de police AA 376 ; Cour des pairs, attentat des 12 et 13 mai 1839, procédure, dépositions de témoins, IIe série, Paris, Imprimerie royale, 1840, p. 238 ; Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants, exposés au musée national du Louvre, Vinchon, Paris, 1848. In Archives de la préfecture de police AA 403 Milon, Augustin, Casimir, Henry, ce dernier se plaignait d’avoir été oublié pour la décoration de la Croix de Juillet et victime de Bétou ; il donnait les explications suivantes : « Etant allé chez M. Betou pour la première fois rue des Beaux-Arts, sitôt après que j’eus connaissance que mon nom ne figurait pas dans le Moniteur sur la liste des décorés de la Croix de Juillet, j’ai pensé qu’ayant parlé au secrétaire de M. Betou, que je n’ai pas vu ce secrétaire ayant pris mes nom, prénoms, demeure et lieu et date de naissance, je n’avais pas besoin d’aller rue du Mont-Blanc (siège de la Commission, N.D.A.) d’autant plus que mes occupations m’en empêchaient. J’y fus cependant plusieurs jours après, où après avoir attendu inutilement je rencontrai après la séance fermée M. Carle, décoré, et qui fut très surpris de ce que je lui racontais du sieur Betou et sortant d’avoir été oublié pour la croix spéciale, lui connaissant mes actions, il en fut même en apparence indigné, m’engageant de réclamer, ce que j’ai dédaigné. »

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.