Carmois, Charles, Joseph
Biographie
Né vers 1799 à Lesine (Belgique). Il combattit le 28 juillet aux portes Saint-Denis et Saint-Martin ; blessé, il fut pansé à une ambulance et le chirurgien qui le soigna lui délivra un certificat. Il reçut un total de quarante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il déposa ses pièces à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il signait du nom de Carmoy, Joseph, Charles ou de Carmoy, Charles. Ses pièces furent perdues. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement). Sa lettre était apostillée des signatures de Scharff, demeurant petite rue Saint-P… partie brûlée, qui ajoutait : « Je certifie que je me suis trouvé le 28 juillet à la bataille où j’ai vu le sieur Carmoy dans l’affaire, qui se battait les armes à la main. » Aussi par Miroir, demeurant rue des Fontaines, qui certifiait avoir vu Carmoy les armes à la main dans le boulevard Saint-Martin. En 1848, il était commissionnaire et déposa un dossier à la nouvelle Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Il expliquait ainsi, dans une lettre datée du 7 avril 1848 (et qu’il signe Carmoy, Charles), sa participation aux combats de Février : « Dans les journées de Février, il a fait les barricades dans son quartier, les a défendues et a délivré des cartouches à tous les citoyens, après les avoir fait prendre dans la caserne Popincourt. » Sa lettre était apostillée par : Batigne, propriétaire, demeurant 56, rue Saint-Maur-Popincourt ; Loth ; Calot, demeurant 19, rue Saint-Maur ; Alexandre, demeurant 58, rue Saint-Maur ; Menury, demeurant 56, rue Saint-Maur. Il fut proposé par cette Commission pour une mention honorable. Il était marié en 1848. Il demeurait 2, petite rue Saint-Pierre en 1830-1831 ; 56, rue Saint-Maur-Popincourt en 1848. Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 376. Voir sans doute Carmois, Joseph, Etienne, qui demeure aussi 2, rue Basse-Saint-Pierre ?