Caron, Alphonse
Biographie
Né le 29 mars 1809 à Dunkerque (Nord). Armurier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il comparut, le 25 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Buzenot, Claude et « savoir qu’il est sorti de son domicile le 28 juillet dernier et qu’il a été atteint d’une balle qui lui a fracassé le genou et ce dans la rue Saint-Honoré et que ledit Buzenot est mort le 3 août suivant ». De la même manière, il avait signé, le 14 août 1830, le certificat suivant en faveur du même Buzenot : « Le soussigné Alphonse Caron, arquebusier, âgé de vingt et un ans, demeurant rue de la Paix, hôtel du Mont-Blanc n° 24, certifie que le nommé Claude Buzenot, âgé de dix-sept ans, compositeur, a été blessé d’une balle au genou, à côté du magasin de M. Potard, pharmacien au coin de la petite rue Saint-Louis-Saint-Honoré. Il lui a été administré les soins les plus touchants par le médecin du quartier ainsi que par M. Potard et le limonadier son voisin. Le soussigné a réuni tous ses efforts pour lui être utile et l’a fait transporter dans un cabriolet à l’hospice Beaujon. Le nommé Buzenot a reçu sa blessure dans les premières décharges de mousqueterie. Il n’était armé, ainsi que les soussignés, que des pierres dont ils s’étaient pourvus pour repousser les misérables qui les fusillaient. » Il reçut sa médaille le 22 juillet 1831, et son brevet le 7 septembre de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 26, rue de la Paix, chez M. Pretat (mais 24, rue de la Paix in Archives de Paris VD6 92, bordereau etc. et aussi in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe ; aussi 24, rue de la Paix dans la déposition qu’il signe pour Buzenot, Claude in Archives nationales F/1dIII/47 in dossier Buzenot, Claude ; mais bien 26, rue de la Paix in même source, liste des médaillés… et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris VK3 42 et in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens proposés pour la médaille, liste qui est corrigée à la main) en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement et aussi même référence une liste de remise des brevets accompagnant la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 42 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/47 in dossier Buzenot, Claude.
Caron, Ernest, Stanislas (une seule fois, sur une trentaine d’occurrence, donc sans doute par erreur Ladislas).
Né le 21 janvier 1793 à Château-Thierry. Ancien militaire, ayant fait les campagnes de 1809 à 1815. Journalier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En février 1848, il eut l’épaule démise, le bras cassé, les reins brisés et la tête fracassée en conduisant les pompiers, qui étaient de service au château de Neuilly, à la caserne du Petit-Colombier. En 1851, « étant dans l’impossibilité de travailler depuis dix-huit mois par suite d’un rhumatisme nerveux » qui le privait de ses facultés et l’obligeait à se faire habiller par son épouse, père de famille, sans ressources et sans moyens d’existence, il sollicita un secours. A cette occasion, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] A une excellente réputation sous le rapport de la moralité et des opinions politiques. Il exerce la profession de journalier mais depuis deux ans les douleurs dont il est atteint ne lui permettant pas de travailler, il se trouve dans une situation fort précaire et mérite l’intérêt du gouvernement. » Il reçut un secours de soixante francs en 1851. En 1857, « sans aucun moyen d’existence et sans travaux depuis deux mois », il sollicita un secours et obtint quarante francs. En 1858, « sans ressource ni aucun moyen d’existence, atteint de douleurs rhumatismales, sa femme la vue très faible, son âge et ses infirmités l’empêchant de se livrer assez assidûment à un travail pouvant lui venir en aide », il sollicita un secours. A cette occasion, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Exerce l’état de journalier et son travail lui procure à peine deux francs par jour. Il n’a point d’autres ressources. Cet individu est représenté favorablement et […] paraît digne de la bienveillance de l’administration. » Il reçut un secours de quarante francs en 1858, un secours de quarante francs en 1859, un secours de quarante francs en 1860. En 1862, dans le dénuement le plus complet, il sollicita un secours et obtint quarante francs. En 1863, il était inscrit sur l’état des indigents du bureau de bienfaisance de la commune de Neuilly et obtint quarante francs, et la même somme en 1865. En 1866, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Médaillé de Sainte-Hélène, décoré de juillet 1830, se trouve dans l’impossibilité de se livrer au travail à cause de son âge avancé et ne possède aucune fortune personnelle. Il est marié et se trouve dans une position réellement nécessiteuse. Il doit cinquante-cinq francs pour plusieurs termes de loyer. On s’accorde, du reste, à le représenter très favorablement sous tous les rapports. » Il reçut un secours de quarante francs en 1866, un secours de quarante francs en 1867. Il demeurait à Neuilly depuis 1816 ; à Neuilly en 1831 ; 7, avenue Sainte-Foy à Neuilly en 1851 ; 11, avenue Sainte-Foy à Neuilly en 1857-1859 ; 14, rue du Château à Neuilly en 1862-1863 ; 14, rue du Pont à Neuilly en 1864. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives nationales F/15/3784 secours à divers titres ; Archives de la préfecture de police AA 369, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851, idem, Proposition, en date du 30 juin 1851, d’accorder à onze décorés, médaillés, blessés et veuve d’un médaillé de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 690 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 191-192.