Carré, Jacques, Narcisse
Biographie
Né vers 1791 à Chartres (Eure-et-Loir). Ancien sous-officier de la Grande Armée, ayant servi au 15e de ligne en qualité de sergent-major et voltigeur (il était présent à l’affaire où Marié-Duplan, Gaspard, Etienne, Guillaume [voir ce nom] eut la jambe coupée), ancien notaire au Havre (Seine-Maritime), devenu propriétaire. Il s’illustra aux Tuileries et au Louvre. Ses affaires l’ayant constamment tenu éloigné de Paris après la révolution de Juillet, il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Le 8 juillet 1831, il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, Louis, Jacques Millencourt, commis négociant, demeurant à Paris, rue des Petites-Ecuries n° 47 ; Gustave Lebreton, ancien banquier, demeurant à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière n° 32 ; Pierre, Stanislas Barbedette, négociant, demeurant à Paris, rue des Petites-Ecuries n° 47 ; Paul, Jean Coindrian, ancien banquier, demeurant à Paris, rue des Martyrs n° 46 ; Félix Nouël, négociant, demeurant au Palais-Royal n° 8 ; Blot, étudiant en droit, principal clerc de notaire, demeurant rue Neuve-Saint-Augustin ; Hippolyte Kirkham, négociant, fournisseur de la Marine, demeurant à Paris, cité Bergère. Lesquels ont attesté et certifié qu’il est à leur connaissance que le mardi et le mercredi M. Jacques, Narcisse Carré, sous-officier de la Grande Armée, a [participé] à tous les mouvements insurrectionnels, tant dans la rue Saint-Honoré que sur les boulevards, cherchant à augmenter partout la résistance et à l’encourager. Que le jeudi, dès 5 heures du matin, il était au Palais-Royal, essuya une décharge de peloton de garde royale qui était au bout de la rue de partie du manuscrit brûlée, qui tua derrière lui le nommé Chantepie (voir Chandepie de Boiviers, Jean, Charles), puis qu’il se rendit à la place des Victoires et prit le commandement d’un peloton, qui se dirigea avec les autres sur le Louvre et les Tuileries, où il entra avec les partie du manuscrit brûlée. Il parvint un des trois ou quatre premiers à la porte du cabinet de Charles X, qu’il fit défoncer, faisant manœuvrer un gros chenet de cuivre comme un bélier par cinq à six ouvriers, qu’enfin partie du manuscrit brûlée il a donné des preuves du courage et du partie du manuscrit brûlée qu’on pouvait attendre d’un vieux soldat. Il a été vu pendant ces événements par M. Bigoult, entrepreneur de charpente, rue des Petites-Ecuries, Jeambert (ou J. Ambert ?), avocat aux conseils, Fabier et Bissette (voir Bissette, Cyrille, Charles, Auguste) de la Martinique, illisible, Delatre, propriétaire rue Neuve-Saint-Augustin, premier commis des Domaines. Carré demeurait 47, rue des Petites-Ecuries en 1831 ; 137, rue Montmartre en 1833. Archives de la préfecture de police AA 376 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1741/36 in dossier Marié-Duplan, Gaspard, Etienne, Guillaume.