Carthry
Biographie
En 1831, il sollicita, dans ces termes, auprès du roi la décoration de Juillet : « Caporal à la compagnie de grenadiers du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, a l’honneur d’exposer à Votre Majesté, qu’enflammé par l’amour de la patrie qui a guidé, dans les mémorables journées de juillet 1830, une partie de la population parisienne, il a payé son tribut à la cause nationale et a contribué au succès des événements auxquels on doit les heureux résultats dont nous jouissons, en s’exposant personnellement partout où son secours pouvait être utile. Les certificats ci-joints prouveront à Votre Majesté la vérité de ce qu’il avance, et que récemment encore il s’est placé, d’un mouvement spontané, au premier rang pour réprimer les fauteurs de trouble. » Il lui fut répondu que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Il demeurait 44, rue de Ménilmontant (vérifier le nom de la rue c’est pas Miromesnil plutôt ? et alors la suite s’y rapporte) en 1831. Sans doute le même que Carthery ? Archives nationales F/1dIII/48. Il y a dans Archives de Paris VD6 92 in dossier Florange, Guillaume un Carthry, maître menuisier, demeurant 44, rue de Miromesnil qui donne le certificat suivant sur la conduite de Florange, Guillaume : « Nous, soussignés habitants le quartier du Roule et rue de Miromesnil n° 44, certifions et attestons […] que le nommé Florange, Guillaume […] a combattu dans les journées des 28 et 29 juillet à la rue Verte, Champs-Elysées et Ecuries du roi, ainsi qu’à la prise de la caserne de la rue Verte ; qu’il y a été blessé à la jambe gauche depuis le tibia jusqu’à la naissance de la rotule, par suite d’un coup qu’il s’est donné en arrachant un poteau de bois, place du Carrousel, le 29 juillet, ce qui l’a réduit à une position extrêmement malheureuse depuis cette époque et hors d’état de pouvoir vaquer à tout espèce de travail. »