Casse, Ferdinand
Biographie
Né le 25 novembre 1800 à Gouvieux (Oise). Cordonnier. Il est répertorié (sous le numéro 1248) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 6 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, a vu transporter le cadavre. Le 28 vers 1 heure, au quai de la Cité, a eu un doigt foulé en empêchant de maltraiter un cuirassier qui s’était rendu. Le 29, à Babylone. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 14 avril 1831, à aucune voix pour la croix, deux voix pour la médaille, six voix pour une mention et une voix pour rien. Il comparut, le 16 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Vandevyvert, Antoine, François et « savoir qu’il a combattu dans les journées des 28 et 29 juillet et qu’il a été blessé d’un coup de feu à la hanche gauche au coin de la rue de Valois et de la rue Saint-Honoré ». Il signa le certificat suivant en faveur de Cartal, André : « Nous, soussignés Frédéric Amory, commis marchand de bois, demeurant rue des Grès n° 7, Casse, Ferdinand (voir ce nom), cordonnier, demeurant 167 bis, rue Saint-Jacques (sic), Rambaud, sapeur-pompier à la 2e compagnie, et Jean Delaunay, voiturier, rue des Grès n° 9, certifions que le nommé Cartal, scieur de long, le 29, venant d’escorter un baril de poudre des Gobelins à la place de l’Odéon, a parti avec nous, en qualité de sergent du peloton dont nous faisions partie, pour la caserne de Babylone, assurons que c’est lui, un des premiers, qui a crié de mettre le feu aux portes du côté de la rue de Babylone en prenant une table chez les bourgeois de la seconde maison à côté de la caserne près la petite rue Mademoiselle, l’apportant à travers une grêle de balles que les Suisses nous envoyaient. Cela ne l’a pas empêché d’arracher des palissades en face, en encourageant ses camarades en les plaçant en embuscade sur différents points et assurons aussi l’avoir vu entrer dans la caserne un des premiers, en passant par un panneau que l’on était parvenu à casser, en traversant un énorme brasier, dans lequel il a eu ses souliers et son pantalon tout abîmés. » Il demeurait 147 bis, rue Saint-Jacques en 1831. Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (aussi sous le numéro 1248) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de secours ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 14 avril 1831, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 14 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 6 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vandevyvert, Antoine, François ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Cartal, André.