Castel, Joseph, Hippolyte, Maurice
Biographie
Né vers 1796. Ancien militaire. Il adressa la lettre suivante au général Fabvier, président de la Commission des récompenses nationales : « […] A l’honneur de vous exposer qu’après avoir servi sa patrie pendant quatorze années consécutives et s’être retiré du service, il avait pris un établissement à Paris, qu’il a été forcé d’abandonner par la stagnation du commerce, qui a régné sous l’ancien gouvernement, après avoir épuisé toutes ses ressources, avait sollicité la place de concierge au fort de Vincennes, qui lui avait été octroyée et qu’il n’a pas occupée parce qu’elle a été supprimée dans cette entrefaite par ordonnance de l’ex-ministre. L’exposant, qui s’est distingué honorablement dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet ainsi que vous pourrez vous en convaincre par les pièces annexées à la présente, vous supplie, mon général, de vouloir bien le protéger et lui faire avoir l’emploi auquel il était destiné (au cas où il serait rétabli) ou tout autre que vous voudrez bien lui faire assigner soit à l’Ecole militaire, ou garde-chasse dans un bois du gouvernement. Ce sera un service imminent que vous rendrez à un bon citoyen, qui vous en aura une entière reconnaissance, et vous ferez justice. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, propriétaires et habitants de la rue de la Fontaine-au-Roi, faubourg du Temple à Paris, certifions à tous ceux à qui il appartiendra que le sieur Joseph, Hippolyte, Maurice Castel, demeurant dans cette rue n° 26, s’est montré ami zélé et un des premiers défenseurs de sa patrie, dans les affaires des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il a été le premier à prendre les armes et que, par son exemple républicain, il a rassemblé cent hommes environ ; que dès l’aurore des journées ci-dessus désignées, il les a conduits au combat dans les endroits les plus périlleux, tels que le Temple, la place de la Victoire, la rue Montmartre, le Palais-Royal, la rue de Rivoli et les boulevards. Ce vieux militaire, qui a servi quatorze ans avec honneur et distinction pouvait les commander avec succès. Ce qu’il a fait : à la ville, il s’est montré comme un bon militaire, en plaçant des sentinelles pour empêcher de s’emparer des livres et briser les papiers ; il a défendu le pillage, il l’a même empêché autant qu’il a été en son pouvoir, ce que nous certifions sincère et véritable. » Signé, le 5 août 1830 :Chrétien, marchand épicier, demeurant 26, rue de la Fontaine-au-Roi : Terrin fils aîné, demeurant 24, rue de la Fontaine-au-Roi : Bignon, demeurant 26, rue de la Fontaine-au-Roi ; Leduc, demeurant 27, rue de la Fontaine-au-Roi : Lamouche, L. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux ou par celle du (ancien) VIe arrondissement. Castel demeurait 26, rue de la Fontaine-au-Roi en 1830. Archives de Paris VK3 42.