Castera, Daniel
Biographie
Né en 1785 à Dax (Landes). Propriétaire-cultivateur à Saint-Etienne-d’Orthe (Landes), médaillé par la Société royale et centrale d’agriculture en 1822 et 1827, payant cinq cents francs de contribution foncière en 1830, six cent cinquante en 1831. Il fut condamné le 1er juillet 1830, par le tribunal de Dax, à deux mois de prison et cent francs d’amende pour avoir dit que « si on détruisait la charte, les Bourbons seraient perdus ». Il se trouvait à Paris le 27 juillet, quand les troubles éclatèrent. Il combattit « avec cette classe ouvrière à qui nous devons une éternelle reconnaissance », précisait-il, était présent, le 27, au Palais-Royal et dans la rue Saint-Honoré, le 28 place des Innocents, au Châtelet et à l’Hôtel de ville, et fit désarmer le poste de l’Hôtel des diligences Laffitte et Caillard. En 1831, il sollicita infructueusement la décoration de Juillet, faisant valoir qu’il avait des droits incontestables et que sa position sociale aisée était bien la preuve du désintéressement de sa participation aux combats et que seuls « l’amour de l’ordre, de la liberté et de ma patrie exaltait mon patriotisme pour sacrifier tout pour mon pays ». Il était le neveu du général Georges Monet, qui combattit à Jemmapes. Il demeurait à Saint-Etienne-d’Orthe (Landes), en 1831. Archives nationales F/1dIII/48.