Castin, Charles, Nicolas

Biographie


Né le 18 avril 1790 à Germigny (Haute-Saône). Entré au 16e régiment de ligne, comme conscrit de 1810 le 6 mars 1809, caporal fourrier le 1er avril 1809, sergent le 27 septembre 1809, sergent-major le 1er janvier 1810, congédié avec réforme le 15 août 1813, rentré au service au 32e régiment de ligne le 19 janvier 1814, sergent-major le 31 janvier 1814, nommé par décision royale sous-lieutenant le 31 août 1814, pour passer dans les colonies. Il avait fait la campagne d’Allemagne en 1809, des Pays-Bas dans l’armée d’observation en 1810 et 1811, de Russie en 1812 et 1813 et fait prisonnier, de Waterloo en 1815 ; il avait reçu trois blessures, à diverses affaires. Il était négociant en juillet 1830. Il s’illustra à la porte Saint-Denis, à la barrière Monceau, à la caserne des Champs-Elysées et illisible. Il commanda le détachement de la VIIe légion lors de l’expédition de Rambouillet. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Les soussignés, ayant fait partie d’un détachement de la VIIe légion de la garde nationale qui a été envoyé pour faire partie de la colonne de Rambouillet, certifions que ce détachement a été commandé par M. Castin, sous-lieutenant. » Signé, le 20 septembre 1830 : Babois, demeurant rue des Rosiers ; Jacquenot ; Gislard, chapelier ; Cordier, négociant ; Commerçon aîné (voir Commerson, Marcel, Alphonse ? il y a un problème d’arrondissement…) ; Commerçon jeune (voir plus bas) ; Petrel, chapelier ; Georges, demeurant rue des Rosiers. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, ayant fait partie des hommes qui se sont battus dans les rue de Paris les 27, 28 et 29 juillet 1830 et d’un détachement de la VIIe légion de la garde nationale qui s’est transporté avec la colonne à Rambouillet, certifions que ledit détachement était commandé par M. Castin, sous-lieutenant, et que dès le 28 juillet il avait pris son uniforme, avec lequel il s’est transporté partout où il a jugé que sa présence pouvait être nécessaire. M. Jean-Baptiste Grosjean (voir Grosjean, Jean-Baptiste), cocher de cabriolet, certifie de plus que l’ayant toujours accompagné pendant les mémorables journées de Juillet et blessé d’une balle au genou le 28 à l’instant où M. Castin l’emmenait avec d’autres personnes pour chercher des armes et des munitions qu’il avait à sa campagne, il y conduisit également où il resta plusieurs jours, retenu par sa blessure, que là il a vu arriver, chaque nuit, M. Castin, à travers les dangers, pour rassurer sa famille et prendre de nouvelles munitions, que ses dames, aidées de deux neveux encore très jeunes, préparaient pendant son absence, au moyen de plomb que M. Castin avait arraché du toit de la maison et pour aller plus vite on le coulait dans un moule qui se trouvait à la maison, ainsi que dans une planche rainée, qu’ensuite ces dames coupaient par petits morceaux carrés, qui pouvaient servir pour pistolets et fusils. Le 29 juillet, accompagné du sieur Jacquot, son jardinier, il fut attaqué par un détachement de gendarmerie et, se trouvant à la tête d’un groupe d’hommes, il les repoussa et s’empara d’un poste qu’ils avaient encore conservé à la barrière de Clichy. En foi de quoi, nous lui avons signé le présent certificat, pour rendre justice à la vérité et lui servir à toute occasion, comme de rendre justice à son dévouement et son patriotisme. » Signé, le 15 décembre 1830 : Dupont, demeurant 3, rue de Montmorency ; Talbert, horloger, demeurant 29, rue du Temple ; Grosjean (voir Grosjean, Jean-Baptiste), cocher, demeurant rue des Cabriotes ou Cosbriotes illisible ; Bisoire (ou Bizouard ou Bezouard), loueur de cabriolets, (Bizouard très lisible demeurant 25 rue du Temple in Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Grosjean, Jean-Baptiste) ; Hamel ou Humel, demeurant 32, rue Guérin-Boisseau ; Villeneuve, demeurant 32, rue Guérin-Boisseau ; Penancier, demeurant 3, rue de Montmorency ; Gauthier (voir Gauthier, Charles), demeurant 58, rue Sainte-Avoye ; Lupin, demeurant 5, rue Chapon ; Couturier, demeurant 16, rue Salle-au-Comte ; Penetrat, demeurant 3, rue de Montmorency ; Jacquinot, demeurant 14, rue des Rosiers ; Georges, demeurant 14, rue des Rosiers ; Vuillemin, demeurant 2, rue du Marché-Saint-Martin ; Bloque, demeurant 63, rue du Temple ; Commerçon, demeurant 4 bis, rue Neuve-de-Paradis. Il signa, comme « sous-lieutenant, commandant le détachement de la VIIe légion à Rambouillet », le certificat suivant en faveur de Commerson, Alexandre (voir ce nom) : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Alexandre Commerson, ouvrier bijoutier, demeurant à Paris, rue Notre-Dame-de-Nazareth n° 7, a combattu pendant les journées des 28 et 29 juillet 1830. Dès le 27, il a aidé à la première barricade construite rue de l’Arbre-Sec. Le 28, armé seulement d’un bâton, il a, avec les combattants, procédé au désarmement des postes Bonne-Nouvelle, Thévenot et Saint-Martin ; à ce dernier poste, il n’a pu avoir qu’un sabre et s’est procuré une espingole au Conservatoire des Arts et Métiers. De là, il est allé sur le boulevard Saint-Martin, où il a essuyé les charges du 50e de ligne et de la garde royale. Après quoi, refoulé, lui et son détachement jusqu’au carré Saint-Martin, il n’a cessé de tirer du coin de la rue Meslay et souvent en embuscade dans le passage du Banquet-d’Anacréon. Le lendemain 29, il est allé avec tous les combattants rue Saint-Germain-l’Auxerrois, à la grande barricade, et a tiré constamment sur les Suisses et les gardes royaux, à la prise du Louvre, où il est entré avec tout son détachement, commandé par les élèves de l’Ecole polytechnique. Peu d’instants avant, malgré les invitations puissantes de se retirer de l’endroit où il tirait, une partie de la barricade vint à se démolir, il fit une chute, qui lui fractura légèrement le genou, ce qui ne l’empêcha pas de marcher, quoiqu’il le fît péniblement. Après être sorti du château du Louvre, un Suisse, attaché à l’une des colonnes de l’intérieur, allait être fusillé, lui et quelques combattants parvinrent à le sauver et empêcher cette exécution. Lors du départ pour Rambouillet, il fit partie de la colonne de la VIIe légion commandée par M. Castin, ancien officier de l’armée, qui vient de plus attester ce fait au présent certificat. Et lui avons délivré le présent certificat pour lui servir auprès de la Commission des récompenses nationales et comme un témoignage de sa belle conduite pendant les journées de Juillet. » Il signa le certificat suivant en faveur de Grosjean, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean-Baptiste Grosjean, cocher de cabriolet, ne nous a pas quitté pendant les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet 1830 et qu’étant du nombre de ceux qui se rendaient avec M. Castin, officier, à sa campagne de Colombes pour prendre des munitions qu’il y faisait préparer il a été blessé d’une balle au genou en face la petite caserne de Chaillot dans les Champs-Elysées, le 28 juillet, que M. Gauthier était également du même détachement qui se rendait à Colombes et que malgré sa blessure il s’est rendu à la campagne de M. Castin mais qu’ayant été obligé d’y rester pour y être pansé par ces dames. Il n’a cessé de s’y occuper avec les personnes de la maison à y préparer des balles et cartouches. Au moment qu’il fut blessé, il était armé d’un sabre et d’une paire de pistolets, que M. Castin lui avait donnés avant de quitter la rue du Temple. » Sans doute fut-il nommé sous-lieutenant au 11e régiment d’infanterie de ligne. Castin demeurait 3, rue Montmorency en juillet 1830 ; 16, rue Charlot en 1831. Archives de la préfecture de police AA 376 ; Archives de la préfecture de police AA 380 in dossier Commerson, Alexandre ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Grosjean, Jean-Baptiste ; Journal militaire officiel, année 1831, deuxième semestre, Paris, chez Anselin, 1831, p. 53.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.