Cathala, Pierre, Jacques, Baptiste
Biographie
Né le 23 juillet 1781 à Narbonne (Aude), fils de Cathala, François, brassier, et de Lautier, Marie, Anne, son épouse. Serrurier. Il fut tué d’un coup de biscayen le 29 juillet vers midi, en combattant rue Saint-Honoré, au coin de celle des Vieilles-Etuves. Transporté d’abord à l’ambulance de la rue Grenelle-Saint-Honoré, son corps fut ensuite conduit à l’église Saint-Eustache, pour y être inhumé dans la nuit du 29 au 30 juillet. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le certificat suivant établissait les conditions de son décès : « Nous, soussignés Cautret, Brullez et Poulanchon certifions que le sieur Pierre Cathala, natif de Narbonne, département de l’Aude, a été tué le 29 juillet 1830 à midi moins un quart d’un coup de biscayen rue Saint-Honoré, au coin de la rue des Vieilles-Etuves, en défendant la liberté. » Signé, le 23 août 1830 : Cautret, demeurant 2, rue de la cour Saint-Martin ; Poulachon, demeurant 52, rue de Cléry ; Brullez, employé à la halle aux vins, demeurant 34, rue Mauconseil ou 48, rue de la Grande-Truanderie, qui ajoutait certifier l’avoir vu mort à ses pieds. Le 9 juillet 1831, le commissaire de police du quartier Saint-Eustache attestait que le corps de Cathala avait été apporté de l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré à l’église Saint-Eustache pour y être inhumé dans le cours de la nuit du 29 au 30. Son corps avait été reconnu par : Grénégé, demeurant 13, rue Saint-Lazare ; Audoin, demeurant 176, rue du Faubourg-Saint-Martin. Le 25 avril 1831, devant le maire du (ancien) Ve arrondissement, comparurent : Lefebvre, Pierre, marchand de meubles, demeurant 170, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Rouff, Samuel illisible, commis, demeurant 22, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Dieu, François, Fortuné, corroyeur, demeurant 33, rue des Deux-Ponts dans l’île Saint-Louis. Ils déclarèrent « connaître parfaitement de son vivant le nommé Cathala, Pierre […] et savoir qu’il a été tué le 29 juillet 1830, époque de la révolution ». Il laissait une veuve, Brunet, Anne, Magdeleine, Paule, née le 20 mars 1780 à Narbonne (elle-même fille de Brunet, Jean, brassier mais sergent de ville dans l’acte de mariage de Anne, Magdeleine, Paule, et de Thomassier, Marguerite son épouse), qu’il avait épousée le 10 fructidor an XIII à Narbonne, domestique. Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Cathala demeurait à Narbonne en l’an XIII ; 170 ou 176, rue du Faubourg-Saint-Martin ; sa veuve, à Narbonne en 1831 (170, rue du Faubourg-Saint-Martin in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives nationales F/1dIII/38 B). Le nom de Cathala (P.-J.-B. Cathala) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 99 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 21 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, veuves des citoyens tués dans les journées de Juillet (seize veuves) ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ve arrondissement, veuves ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.