Cavée, Antoine, Félicité
Biographie
Né le 20 fructidor an II à Paris, fils de Cavée, Charles, François, grainier (et qui devait décéder le 22 frimaire an VIII à Paris), et de Gallay, Julie. Tailleur de pierres (mais ouvrier en bronze in Archives de Paris VD3 1-2). Il fut blessé d’un coup de feu reçu au côté droit du thorax, le 28 juillet dans la rue Saint-Antoine. Il reçut (sous le nom de Cavé) un secours de cent francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, avant de mourir des suites de sa blessure, le 25 août suivant à son domicile. Le certificat médical fut délivré pour constater les circonstances de son décès : « Je, soussigné, docteur en médecine, médecin du bureau de charité du (ancien) VIIIe arrondissement, certifie avoir été requis le 28 juillet dernier à 5 heures de relevée, pour donner des soins à Antoine, Félicité Cavé, qui venait d’être blessé par un coup de feu qui était entré dans le côté droit du thorax et avait fracturé son entrée la cinquième cote, avait traversé le poumon et était sorti par la partie postérieure entre la cinquième et la sixième cote. Cette blessure était des plus graves. Malgré les soins les plus méthodiques, Cavé est décédé le 25 août après des souffrances les plus aiguës. » Signé, le 25 mars 1831 : Lapp (voir Lapp, Etienne, Eléonore). Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Lui puis ensuite sa famille reçurent un secours de vingt francs le 2 août 1830, un secours de trois francs le 7 août 1830, un secours de vingt-cinq francs le 21 août 1830, un secours de vingt francs le 28 août 1830, un secours de trente francs le 18 septembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 9 octobre 1830, un secours de cent vingt-cinq francs le 27 octobre 1830, un secours de quatre-vingts francs le 7 février 1831, un secours de quatre-vingts francs le 2 avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 8 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Danaux, Jean-Baptiste, Charles, marchand cordonnier, demeurant 135, rue Saint-Antoine ; Lemelin, Jean-Louis, ou Leucelin, Jean-Louis, ou Lencelin, Jean-Louis fabricant de bronze, demeurant 14, rue Neuve-Saint-Gilles ; Grard, Jacques, Joseph, marchand de vin, demeurant 135, rue Saint-Antoine. Ils attestèrent que Cavée était « décédé dans son domicile rue Saint-Antoine n° 135, le 25 août 1830 des suites de blessures reçues le 28 juillet précédent » Il laissait une mère, veuve de Cavée Charles, François, née Gallet, Julie le 14 juillet 1754 à Saint-Marcel-de-Villevandé (Seine-et-Marne) (elle-même fille de Gallet, Claude et de Arnoult, Louise), qui fut pensionnée de trois cents francs à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait une veuve, Périchard, Louise, Françoise, née le 20 septembre 1793 au Pin canton de Claye arrondissement de Meaux (Seine-et-Marne), (elle-même fille de Périchard, Louis, vigneron, et de Martin, Marie, Madeleine) couturière, qu’il avait épousée le 20 mai 1823 au Pin, Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait un enfant, Alexandre, Félix, né le 3 avril 1824 (par erreur le 4 avril 1824 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B), qui fut pensionné et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Gallay, Etienne, Denis, marchand bonnetier, subrogé-tuteur, demeurant 108, rue Saint-Antoine en 1831. Alexandre, Félix alla d’abord chez M. Loriot, instituteur, rue du Parc-Royal, puis fut élevé à l’école d’arts et métiers de Charonne, et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1832. Le bulletin individuel de surveillance des orphelins de Juillet donnait comme observation sur son compte, en 1832, qu’il avait beaucoup d’aptitude, était doux et obéissant, bien que très léger de caractère et trop gâté par sa mère. Et encore : « Caractère d’une légèreté telle qu’elle s’oppose à toute espèce d’attention de la part de cet élève. Il commence pourtant à lire un peu mieux. » Il reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1832. En 1835-1836, il était élève dans la pension de Laurent Duchesne à Belleville. La mère était jugée comme « à l’abri du besoin ; elle est économe et laborieuse » par la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet. Le 24 juillet 1840, les restes de Cavée (sous le nom de Cavé, Antoine, Félicité dans le procès-verbal d’exhumation in Archives de la préfecture de police AA 420) furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Cavée demeurait 7, rue de Cléry en 1823 ; 135, rue Saint-Antoine en 1830 ; sa mère 2, rue Couture-Sainte-Catherine en 1831 ; sa veuve toujours 135, rue Saint-Antoine en 1832. Le nom de Cavée (A.-F. Cavée) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 16 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 17 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 104-105 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 26 pour l’enfant, p. 59 pour la mère Gallet, Julie, p. 111 pour la veuve ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), cahier contenant les noms de personnes tuées, idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de veuves) idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste d’orphelins), idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste d’ascendants) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 36-37 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) VIIIe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves), état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor, comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans un autre secours de sept cents francs, en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, VIIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1839 VIIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Barquand ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/70 in dossier Paris, François ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, veuves, orphelins et ascendants et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet ; Archives nationales F/15/2557-2559 dossier (ancien) VIIIe arrondissement et aussi un état officiel des orphelins (ancien VIIIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.