Cazier, Sébastien
Biographie
Né vers 1773 à Fricourt (Somme). Marchant tonnelier. Il s’illustra au Théâtre-Français. Il sollicita, trop tard, l’examen de ses droits par la Commission des récompenses nationales ; il lui fut répondu que les travaux de la Commission étaient terminés. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement). Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Lecrosnier, combattant de Juillet, déclare avoir vu M. Cazier, Sébastien, marchand tonnelier, rue du Cadran n° 37, au nombre des braves qui combattaient, le 29, en face du Théâtre-Français. » Signé, le 17 août 1830 : Lecrosnier (voir Lecrosnier, Pierre ?) Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Delaval fils atteste avoir vu M. Cazier, Sébastien, marchand tonnelier, rue du Cadran n° 37, parmi les braves combattants de Juillet, place des Victoires le 28, au moment où un homme a été blessé et porté chez le pharmacien Robin, rue Neuve-des-Petits-Champs en face le corps de garde de 6 à 7 heures. Ledit portait un fusil, une femme a été tuée au même moment rue Croix-des-Petites-Champs. » Signé, le 19 août 1830 : Delaval fils (voir sans doute Delaval, Louis, Claude ?). Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Cazier était présent dans la journée du 28 juillet à la place des Victoires et s’est montré dans les trois journées. » Signé, le 19 août 1830 : Leclerc, propriétaire. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Cazier s’est montré dans les trois journées de juillet 1830. » Signé : Vigourel, propriétaire, demeurant rue du Cadran numéro illisible (26 ou 46 ?). Cazier était indiqué, par la Commission des Réclamants, comme jouissant d’une position sociale fortunée. Il demeurait 37, rue du Cadran (aussi 35-37, rue du Cadran) en 1831. Archives de la préfecture de police AA 376.