Cercueil, Louis, François
Biographie
Né en 1798 à Paris. Fabricant de couleurs. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. On trouve cette note le concernant dans les délibérations du comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas : « Epoux et père de deux enfants, a fait fermer sa fabrique et suspendre ses travaux dès qu’il a su le commencement de l’insurrection, l’a encouragée autant qu’il était en lui, en se portant à la poudrière mais le manque d’arme l’a empêché de prendre une part active au combat (les gens de sa maison). » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 26 mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, il se rendit à la caserne, en engageant les militaires du 15e léger à faire cause commune avec le peuple ; rue Saint-Honoré. Le 28, il se rendit de nouveau à la caserne, se joignit, rue Saint-Louis, à un groupe qui portait le drapeau tricolore ; il est arrivé au poste de la Tournelle que le poste était pris. Il fut à la caserne des Pompiers, leur annoncer que les gendarmes de la place Maubert avaient aussi rendu les armes. Il se rendit à la mairie et accompagna M. Salleron jusqu’aux Gobelins. Le 29, il a été à la caserne de Lourcine, il a engagé les soldats à fraterniser ; il leur donna de l’argent par la croisée. Au poste du Petit-Musc, il a payé à boire aux soldats désarmés pour les consoler. Il a empêché de jeter un Suisse à l’eau au Louvre. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça d’abord à quatre voix pour la croix, trois voix pour la médaille et aucune voix pour une mention, puis, par révision en date du 26 mars 1831, par sept voix pour la médaille et deux voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il demeurait 10, rue des Bourguignons en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 92, (ancien) XIIe arrondissement, liste supplémentaire des médaillés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 29 (sous le nom de Cerceuil, François) ; Archives de Paris VK3 33, états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 26 mars 1831 (sous le nom de Cerceuil, Louis, François), idem Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques adressées à la Commission, pour la décoration spéciale, séance du 10 décembre 1830, M. Maës président (sous le nom de Cerceuil, Louis, François) et séance du 26 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Cerceuil, Louis, François) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement.