Cesterre
Biographie
Il fut nommé, par ordonnance en date du 21 février 1831, sous-lieutenant, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 47e de ligne. Il demeurait 1, rue des Petits-Pères en 1830. Il reçut trois cents francs auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement, comme secours et somme à valoir sur son indemnité de première mise d’équipements. Journal militaire officiel, année 1831, premier semestre, Paris, chez Anselin, 1831, p. 235, ordonnance du 21 février 1831 (sous le nom de Cestéré, Jean) ; Archives nationales F/1dIII/33 état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Cestère, Jean) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Cesterre) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) IIIe arrondissement, état des sommes accordées aux sous-lieutenants proposés par la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Cesterre). Il y a dans Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Pannier Lafontaine, Jean-François, un Cesteré, capitaine au 2e régiment des volontaires de la charte, demeurant 9, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1830, qui signe, à la caserne de Babylone, le 7 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Pannier Lafontaine : « Nous, soussignés, officiers du 2e régiment des volontaires de la charte, présentement casernés à Babylone, certifions et attestons que le sieur Pannier Lafontaine, Jean-François, lieutenant comptable de notre régiment, était au nombre des combattants les 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il a participé à la prise du Palais-Royal, de l’Hôtel de ville et du Louvre. Certifions aussi que c’est dans ces affaires mêmes que nous l’avons connu pour la première fois et que nous avons remarqué qu’il s’était montré en brave et loyal défenseur de la liberté, en excitant par sa valeur et son exemple à vaincre ou à mourir sur le champ de bataille, où il s’est parfaitement distingué. » De la même manière, caserné à Rueil, le 1er novembre 1830, il signe ce second certificat en sa faveur : « Nous, soussignés, officiers de l’ex-2e régiment des volontaires de la charte, qui a formé le 3e bataillon du 9e régiment d’infanterie légère, admis à la caserne de Reuil comme officiers à la suite, par ordre de M. le maréchal de camp commandant la place de Paris, déclarons et certifions que la conduite du sieur Jean-François Pannier Lafontaine, lieutenant comptable audit régiment, a été digne d’exemple et d’admiration, non seulement dans les mémorables journées de Juillet mais encore dans celles qui les ont suivies et que, jusqu’à présent il n’a cessé de donner des preuves aussi convaincantes qu’édifiantes de zèle et de dévouement pour le triomphe de la liberté, pour le maintien de l’ordre et de la discipline dans nos rangs, qu’il a fait preuve d’un bon et loyal officier (sic) en faisant procurer à tous les militaires lorsqu’ils étaient sous nos ordres les vivres dont ils avaient besoin. Certifions en outre que son patriotisme lui a acquis des droits à la reconnaissance de la patrie, à l’estime générale de toutes les personnes dévouées à la charte constitutionnelle et que son zèle, devenu infatigable, lui a mérité d’une manière toute particulière l’amitié et la considération de tous ses compagnons d’armes. C’est en reconnaissance de tous les services qu’il a rendus, non seulement à la patrie et au régiment mais encore à nous personnellement que nous nous sommes le devoir de lui délivrer le présent certificat. […] » Enfin son nom apparaît aussi dans l’Etat nominatif, avec indication des emplois que désirent obtenir MM. les officiers qui ont fait partie des cadres du 2e régiment des volontaires de la charte, qui a formé le 3e bataillon du 9e régiment d’infanterie légère, pour être joint à celui qui a été présenté à MM. les membres de la Commission des récompenses nationales par M. Le préfet du département de la Seine, rédigé par les officiers de ce régiment, comme demandant une sous-lieutenance : le différend avait été expliqué comme suit par les officiers, dans la réclamation qu’ils présentèrent, le 25 octobre 1830, à la Commission des récompenses nationales : « Le conseil d’administration des officiers du 2e régiment des volontaires de la charte a l’honneur de vous adresser, ci-joint, un état nominatif avec indication des emplois que désirent obtenir MM. les officiers dudit régiment et sur le sort duquel le gouvernement n’a pas encore statué. Le conseil, Messieurs, espère de votre sagesse et de votre justice, la prise en considération de l’état ci-joint, quoiqu’il ne vous ait pas été présenté dans les délais que vous aviez prescrits. Ce retard, Messieurs, ne peut être attribué ni à leur négligence ni à leur indifférence : il y a une cause première qu’il est important de vous faire connaître. Un ordre du jour fut donné vers la mi-septembre par M. Tournier, commandant le dépôt de Rueil, qui défendait expressément d’adresser aucune demande aux autorités civiles et militaires, de quelque nature qu’elles fussent. Le même ordre portait que des états généraux seraient faits et présentés par lui et la commission du 1er régiment aux autorités compétentes et que sur ces mêmes états tous les officiers y figureraient indistinctement, selon le motif de leur réclamation. Les officiers du 2e régiment se conformèrent à cet ordre et malheureusement pour eux leur confiance a été trompée. Naguère, le hasard permit que des renseignements leur parvinssent sur leur non-admission aux états présentés par le 1er régiment. Dès lors ils s’empressèrent de rédiger celui qui vous a été renvoyé par M. le préfet de la Seine. Voilà, Messieurs, la vérité, que nous sommes forcés de vous faire connaître. Ainsi, les retards que nous avons éprouvés doivent militer en notre faveur, ou différemment nous serions victimes d’un subterfuge, dont les conséquences seraient irréparables. Maintenant, Messieurs, il n’y a que la sagesse de vos délibérations qui puisse réparer le tort qu’on a voulu nous faire. Elle seule, dans cette conjonction, fait tout notre espoir et notre consolation. »