Chandonay, François
Biographie
Charpentier sculpteur. Il sollicita la Croix de Juillet, par une lettre datée du 31 juillet 1831, adressé au président du conseil et ministère de l’Intérieur et rédigée en ces termes : « […] A été assez heureux pour donner des preuves incontestables de son dévouement notamment à la caserne de Babylone qu’il a seul préservée des flammes par ses observations sages à M. Georges Lafayette, qui venait de permettre d’y mettre le feu. Mais le soussigné lui ayant fait observer combien l’incendie d’un édifice aussi considérable serait préjudiciable à la Ville de Paris et qu’il était bien plus avantageux de la faire occuper par un nombre d’hommes suffisant pour la garder et en défendre l’entrée, parce que si on l’abandonnait il était inévitable que les troupes ne vinssent la reprendre et nous faire perdre beaucoup de monde pour les en débusquer, M. Lafayette reconnut qu’il avait raison et suivit son conseil. Enfin, il ne lâcha prise qu’après avoir été poursuivre la troupe jusqu’au-delà de Rambouillet […]. Il est issu d’une honnête famille, son père a été maire pendant dix-huit ans sous l’Empereur et son frère est encore adjoint aujourd’hui […]. C’est lui [le pétitionnaire, N.D.A.] qui a eu l’honneur de sculpter les rampes d’escalier de vos hôtels de la rue Neuve-du-Luxembourg et de la porte Maillot. […] » Il demeurait 22, rue du Petit-Pont en 1831. Archives nationales F/1dIII/49.