Chanonat, Pierre, Adolphe

Biographie


Né le 30 prairial an X (19 juin 1802) à Nantes (Loire-Atlantique), fils de Chanonat, Antoine, maçon, et de Portal, Marie son épouse. Menuisier. Il reçut un coup de feu dans le ventre. Marié et père de deux enfants, il est inscrit comme ayant reçu un secours de quatre-vingt-dix francs (sous le nom de Chanonat) et un autre de quatre-vingts francs (sous le nom de Chalomat) en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fit le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « Le 28 juillet 1830, je me rendis à la place du Châtelet. Je fus présent au désarmement des gendarmes. Nous nous portâmes, quelques instants après, vers le quai des Oiseaux, où nous vîmes un détachement de gendarmes à cheval et à pied. Lorsque ces mêmes gendarmes furent arrivés à la hauteur du pont Notre-Dame, nous fîmes feu sur eux. Il n’y eut, selon moi, que le brigadier de la troupe à cheval qui fut tué. Il y eut quelques coups de fusil d’échangés tant de part que d’autre. Nous nous rendîmes à la place de Grève, quelque temps après, où je pensais que l’on se battait pour marcher en ordre et combattre les ennemis de notre liberté. Quelques minutes après, nous vîmes venir un bataillon de la garde royale, dont une avant-garde était détachée. Quand cette avant-garde fut arrivée à peu près à la hauteur du pont d’Arcole, nous les serrâmes en criant Vive la charte ! et Vive la liberté ! auxquels ils répondirent par des coups de baïonnette et plusieurs coups de fusil. J’eus le plaisir de voir le brave Luillier, que j’ai connu depuis, s’emparer du lieutenant qui commandaient l’avant-garde. Je fus témoin aussi de la mort d’un brave qui voulut désarmer un soldat de la garde royale. Il reçut un coup de baïonnette dans la poitrine sur le quai Pelletier et vint expirer au coin de la place de Grève. Un soldat de la garde se trouvant blessé à la cuisse et à l’estomac, je me prêtais volontaire à le secourir. J’aidais à le transporter jusqu’au bout du pont d’Arcole. De là, je me rendis à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, croyant avoir des munitions. L’on nous dit d’aller aux Gobelins. Il n’y en avait pas. Je fus à la poudrière où je reçus deux paquets de poudre. D’où je revins chez moi où je fis des cartouches avec quelques cuillères. Je passais ainsi la nuit. Le lendemain, je me rendis vers les 4 h 30 ou 5 heures du matin vers le Pont-Neuf ou déjà les Suisses tiraient des colonnades du Louvre et des croisées. Je fus me poster au coin du marchand de vin, sur le quai, dit au rendez-vous des charbonniers. Quelques instants après, nous traversâmes et nous nous mîmes en tirailleurs sous la grille qui renferme la dépouille de nos frères d’armes. Je fus témoin d’un fait qui eut lieu sur la chaussée : un homme était blessé depuis le matin ; aucun des combattants n’osèrent aller le retirer de dessous son cheval, où il était pris lorsque l’intrépide Paris (voir Paris, Théodore, Marie, Augustin) s’élança avec un autre ou deux et parvint au milieu des balles meurtrières à le délivrer. A ce trait de bravoure mon amour-propre se sentit piqué. Je ne cherchais plus qu’une occasion pour me montrer. Cet instant ne tarda pas nous avançâmes sept ou huit et nous fîmes front à la grille du Louvre. Nous fîmes le feu. Après avoir fait feu, je glissai seul le long du mur. Lorsque je fus arrivé à la porte, un sergent suisse me coucha en joue, en me criant de mettre mon arme à terre. Moi je lui criais de se rendre. Nous nous couchions en joue tous les deux mais je n’avais plus rien dans mon fusil. Il presse la détente de son fusil, le chien s’abat et le coup ne part pas. Il eut l’imprudence de rester à la grille, il relève le chien et frotte avec son ongle sa pierre. Comme nos baïonnettes se croisaient je relève mon arme et lui perce la poitrine. Il tomba la tête appuyée le long de la grille, son arme tombée à terre je la saisis par dessous la porte et la tira vers moi. Je me retirai de la place où j’étais avant et j’armais un jeune homme avec l’arme que j’avais prise à ce sergent. Le Louvre fut pris presque aussitôt. Nous prîmes ensuite les Tuileries. Après nous nous portâmes à la rue de Rohan, où je commandais un peloton. Le peloton que j’avais l’honneur de commander fut illisible. Je m’avançais avec le brave Paris. Nous tînmes le feu environ dix minutes, au bout desquelles ils firent une décharge sur nous. Je fus atteint d’une balle qui me traversa le ventre de part en part. et Paris (voir Paris, Théodore, Marie, Augustin) la reçut dans le poignet dont il fut amputé. » Un rapport de la mairie relatait, dans les mêmes termes, sa participation aux combats : « Le 28, à la Grève, sauva la vie à un soldat de la garde, blessé. Le 29 de grand matin, en tirailleur contre le Louvre. A la tête de sept ou huit hommes, s’avança contre la grille pour sommer les Suisses de se rendre (il n’avait plus de munitions). Le sergent suisse le mit en joue et son fusil rata. Pendant qu’il frottait sa pierre, Chanonat s’approche et le frappe de sa baïonnette dans la poitrine, s’empare de son fusil à travers la grille et le donne à un de ses camarades qui n’en avait point. Est entré des premiers au Louvre à la tête du peloton. A combattu aux Tuileries et ensuite jusqu’à la rue de Rohan, où il fut blessé d’une balle qui lui a traversé le corps. A cette dernière affaire, il commandait le 2e peloton. » Il fit partie avec Delestre (président du jury), Condé Louis-Philippe Antoine, Dufresne Olivier Claude, Grün Sébastien Jacques, Herfort François Joseph, Laugier Adolphe, Leuillier Antoine Pierre, Maës Nicolas Joseph, Mercier Célestin Joseph Valentin, Paris Théodore Marie Augustin, Parquet Charles Egalité, Prévost Henry François, Vayron François Benjamin, Vitry Pierre Hippolyte, Vitte Joseph Marie, des seize membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour le (ancien) XIIe. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales concernant Charles (voir ce nom) indique au sujet de ce dernier qu’il était, le 29, au Louvre, à la grille avec Chanonat et que, par la suite, il resta sous ses ordres. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante-deux francs et cinquante centimes, le 4 février 1831, un secours de cinquante-deux francs et cinquante centimes, le 16 février 1831, un secours de quarante francs et un autre de cinquante-deux francs et cinquante centimes, le 2 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 16 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 30 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 15 avril 1831, un secours de cinquante francs, le 30 avril 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 30 décembre 1830, à huit voix pour la croix, aucune voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il fut admis (sous le nom de Channonat, Pierre, Adolphe) par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 8 mars 1831, dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, avec une indemnité de six cents francs versée sur deux ans. Il reçut, à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il sollicita un emploi de garçon de bureau et est répertorié (sous le numéro 61) dans la liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il fut nommé sous-lieutenant sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 13e léger. Il reçut auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement une indemnité de cinquante francs de quinze jours en quinze jours en attendant qu’il fût statué sur son sort. Il avait reçu deux cents francs comme indemnité de première mise auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il était l’un des membres du jury nommés par les blessés du (ancien) XIIe arrondissement pour l’adoption ou le rejet des demandes relatives à l’habillement de garde national, le 6 janvier 1831. Son uniforme de garde national lui fut fourni gratuitement. Jorry, Sébastien, Louis, Gabriel (voir ce nom) invoqua son témoignage pour tenter de faire rétablir les droits de son fils, Jorry, Alcibiade, à la décoration, dont il avait été privé par l’omission de son nom sur les listes définitives. Il signa, le 12 août 1830, le certificat suivant en faveur de Tigé, François et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Tiget, François (sic), demeurant rue Saint-Jean-de-Beauvais n° 17, a combattu pour la cause de la liberté, dans les journées des 28 et 29 juillet dernier ; que le 28 il était à l’affaire qui a eu lieu dans la rue de la Tannerie, où l’on a tenu contre la garde royale depuis 1 heure un quart jusqu’à 8 heures du soir et que le 29 il s’est trouvé à l’affaire du Louvre et des Tuileries, où il s’est battu depuis midi jusqu’à 3 heures. Certifions aussi que le dit sieur Tiget (resic) a combattu vaillamment et s’est montré de manière à mériter la bienveillance des chefs du gouvernement. » De la même manière, il fut l’un des témoins, comme « sous-lieutenant des trois journées de Juillet », qui permirent de légaliser la signature de Tigé. Il apostilla, en novembre 1830 et comme blessé au Palais-Royal, en précisant que Demongeot, Sébastien (voir ce nom) avait combattu dans les mêmes rangs que lui, la demande que fit ce dernier, blessé dans les combats de Juillet, de recevoir un habillement de garde national. Il signa, le 3 septembre 1831 et comme « officier au 62e de ligne (sic), ancien membre du jury du (ancien) XIIe arrondissement », le certificat suivant en faveur de Vannier, Jean-Pierre, Robert, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que M. Vannier, Jean-Pierre, Robert, étudiant en médecine, a combattu dans nos rangs les 27, 28 et 29 juillet et particulièrement au Louvre et au Palais-Royal, où il était tout à la fois soldat et chirurgien. » Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut l’un des signataires, comme « sous-lieutenant au 62e », (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » Il s’était marié à Delagneau le 1er octobre 1825 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris. Il demeurait 30, rue des Carmes en 1830-1831 (36, rue des Carmes deux fois in Archives de Paris VK3 33, in Archives de Paris VK3 34 et sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/15/2557-2559 ; mais bien 30, rue des Carmes in Archives de Paris VK3 22, in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 A et aussi in Archives de Paris VK3 14, une pièce en date du 8 mars 1831 ; 36, rue des Carmes in Archives de Paris, VD6 672 n° 1). Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 55 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Jorry, Alcibiade ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la seconde sous le numéro 493) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur ; Archives de Paris VK3 12, idem un feuillet intitulé Noms des blessés présents à la ville ; Archives de Paris VK3 14, une pièce en date du 8 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33, Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 30 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien) in dossier Charles, idem Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35 une liste Blessés de Juillet hommes habillés ; Archives de Paris VK3 42 ; Archives nationales F/1dIII/33, lettre en date du 7 octobre 1831 du sieur Tousé, marchand tailleur 26, rue Saint-Jacques, réclamant le paiement de la fourniture d’uniforme qu’il a faite pour le compte de Chanonat et état nominatif des emplois présentés par la Commission des récompenses nationales à M. Le préfet de police et aussi état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives de la préfecture de police AA 384 in dossier Demongeot, Sébastien ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Tigé, François ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Vannier, Jean-Pierre, Robert ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations ; Journal militaire officiel, année 1831, premier semestre, Paris, Anselin, 1831, p. 567 (sous le nom de Chanonnat, Pierre, Adolphe).

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