Chapuis, Joseph
Biographie
Né le 7 mai 1806 à Annonay (Ardèche). Ferblantier. Il était (sous le nom de Chappuis, Joseph) l’un des gardes nationaux qui s’activèrent à la sécurité du château des Tuileries après son envahissement et qui furent désignés par le certificat suivant, délivré le 2 août 1830 : « Le major soussigné, chargé du commandement du château des Tuileries, atteste que MM. les gardes nationaux dont les noms sont inscrits au pied du présent, et qui ont été de service au château des Tuileries, depuis le 29 juillet dernier jusqu’à ce jour, se sont conduits d’une manière digne de tous éloges, non seulement pour la bravoure et l’intrépidité qu’ils ont montrées mais encore pour la probité dont ils ont fait preuve pour la conservation des objets précieux qui se trouvaient dans le château au moment où il a été envahi. Je déclare que c’est particulièrement à leur vigilance active et à leur imperturbable fermeté dans ces moments périlleux qu’est due en grande partie la conservation des différents objets de prix, dont l’inventaire a été fait par M. Mazug, commissaire de police du quartier des Tuileries, chargé par le gouvernement provisoire pour procéder audit inventaire. Enfin je certifie que les braves gardes nationaux dont les noms sont ci-dessus déclinés ont constamment continué leur service de la manière la plus honorable jusqu’à ce jour où ils ont été relevés par un poste du 5e régiment de ligne. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il apostilla, le 30 juin 1831 soit beaucoup trop tard, la lettre que Dreyfus, Baudry, Henry fit parvenir à la Commission des récompenses nationales puis, par la suite, à Commission des Réclamants pour tenter de faire valoir ses droits à la décoration de Juillet ; il signait du nom de Chappuis (la signature est aussi certifiée au nom de Chappuis par le commissaire de police), Joseph, « décoré de Juillet », demeurant rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur, et ajoutait connaître Dreyfus « pour avoir commandé aux Tuileries dans les journées de Juillet ». En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 27, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur en 1830-1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 386 in dossier Dreyfus, Baudry, Henry ; Archives de la préfecture de police AA 420.