Charbonnier, Nicolas

Biographie


Né le 3 juillet 1789 (mais le 2 juillet 1789 in Archives nationales F/1dIII/34) à Vesoul (Haute-Saône), fils de Charbonnier, Simon, cordonnier, et de Nicot, Marie, son épouse. Ancien sergent de la Grande Armée, « sorti en 1814 des prisons d’Angleterre », devenu cordonnier en 1813 puis maître d’hôtel et concierge (ou officier de bouche in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/34 ; mais concierge sur les listes de la mairie in Archives de Paris VK3 26) au 53, rue Saint-Lazare (in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 3, in Archives de Paris VD6 172 n° 6 et Archives nationales et Archives de Paris VD6 172 n° 6, et listes de la mairie in Archives de Paris VD6 92 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 oui 53 c’est sûr) (43, rue Saint-Lazare sur les listes du Constitutionnel) (55, rue Saint-Lazare in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et in 35, rue Saint-Lazare in Archives nationales F/1dIII/34) en 1830. Il fut blessé par un coup de feu qui lui fracassa l’épaule, rue de la Pépinière. Il fut transporté à l’hôpital Beaujon. Il reçut un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de cinquante francs (mais de quarante francs in Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates et aussi in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 3) le 5 août 1830 auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut soigné à la Maison de convalescence de Saint-Cloud. Il donnait ainsi le détail de sa participation aux journées de Juillet : « Porte Saint-Denis de midi à 2 heures, ensuite dans les rues adjacentes d’où je me suis rendu dans les rues Montorgueil et Mandar de là à la Grève, je restai toute la nuit sous les armes. Le lendemain, quoique harassé, nous nous portâmes à 6 heures à la caserne de l’Ave-Maria pour faire rendre, ensuite nous sommes revenus au théâtre des Italiens pour la réception des armes, après quoi nous nous dirigeâmes sur la caserne de la Pépinière où je reçus une balle qui me fracassa l’épaule gauche et me brisa l’os du bras. Après cette blessure, je fus reconduit chez moi jusqu’à 5 heures du soir, moment que l’on me transporta à l’hospice Beaujon, où M. le docteur Martin et M. le chirurgien Delamotte m’ont donné leurs soins […]. » Ce récit était attesté par plusieurs combattants de Juillet (pour les signatures lisibles) : Dangers (voir Dangers, Jean, François), demeurant 15, rue de la Cordonnerie ; Debry (voir Debry, Didier), demeurant 10, rue Matignon ; Haubner (voir Haubner, Jean, ou Ignace, Wenceslas), blessé le 29 juillet rue du Faubourg-du-Roule ; Guiotton (voir Guiotton, Paul), « blessé à la porte Saint-Denis le 28 juillet » ; Couder, Jean (voir ce nom), demeurant 13, rue Sainte-Marguerite ; Montdidier (voir Montdidier, François), blessé. Le capitaine Richardot (voir Richardot, Jean-François) rajoutait l’apostille suivante : « Je certifie que le sieur Charbonnier s’est trouvé avec moi dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, à l’entrée du Louvre et dans d’autres endroits et qu’il s’est conduit en vrai bon Français pendant le temps que je l’ai commandé et a été blessé à la caserne de la Pépinière à 9 heures d’une balle à l’épaule gauche. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Le 5 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Richardot, Jean-François (voir ce nom), capitaine adjudant-major à l’état-major de Bar-le-Duc, demeurant 89, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Routhier, Claude, François, serrurier, demeurant 70, rue Saint-Lazare ; Levolle, Pierre, Edme, peintre en bâtiment, demeurant 35, rue Saint-Lazare. Ils attestèrent connaître parfaitement Charbonnier et savoir qu’il avait « été atteint d’un coup de feu à l’aisselle de l’épaule gauche, le jeudi 29 juillet 1830, rue de la Pépinière dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, notamment qu’il a été transporté, le même jour à 1 heure et demie à l’hospice Beaujon et à la maison de convalescence de Saint-Cloud pour y être traité de la fracture à l’épaule, occasionnée par une balle ». Le propriétaire de la maison où il demeurait lui délivra, en date du 5 décembre 1830, le certificat suivant : « Nous, soussigné, propriétaire rue Saint-Lazare n° 53, certifions que le nommé Nicolas Charbonnier, demeurant chez moi en qualité de concierge, est de bonnes vie et mœurs, qu’il s’est toujours fait remarquer par son excellente conduite et qu’il n’est jamais parvenu à ma connaissance rien qui puisse lui être défavorable. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu à l’aisselle gauche, à ouverture unique et à balle perdue, avec fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus, blessure guérie maintenant mais avec raccourcissement d’un membre et très grande gêne dans les mouvements de l’articulation scapulo-humérale ; a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et doit être rangé dans la 3e classe des blessés. » Admis dans la 3e classe des blessés, il reçut une pension de cinq cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il sollicita un emploi quelconque ou celui de surveillant à la Bibliothèque. Il délivra un certificat, sous le nom de Charbonnier, blessé de Saint-Cloud, en faveur de Richardot, ainsi rédigé : « Je certifie avoir été dans les rangs avec mon honorable capitaine dans les bataillons de notre colonel de Marmier dans les bataillons de la Haute-Saône. […] J’observe de même nous être trouvés les 28 et 29 juillet sans nous quitter jusqu’à la fin. » Il avait épousé Guioton, Marguerite, le 7 avril 1813 à Vesoul, et avait deux enfants dont un fils Eugène, né vers 1816 à Vesoul. Dans l’acte de mariage, Guioton, Marguerite est indiquée comme née le 4 octobre 1782 à Souvent-le-Haut (Haute-Saône), fille de Guioton, Nicolas, jardinier, et de Milaire, Françoise, son épouse, et être illettrée. Il demeurait à Vesoul en 1813 ; 53, rue Saint-Lazare en 1830-1831 (53, rue Saint-Lazare depuis neuf ans dans un certificat de notoriété délivré en faveur d’Eugène) (parfois mais par erreur 43, rue Saint-Lazare ou 57, rue Saint-Lazare). Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 56 ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 27 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 28 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés), idem liasse 4 une liste de deux pages en date du 31 juillet 1830 et signée Laroche ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 (deux fois) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Richardot, Jean-François ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 3e classe. Sans doute le même que le suivant ?

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