Chareau
Biographie
Ancien administrateur du bureau de bienfaisance du (ancien) Ier arrondissement, un des commissaires nommés pour la distribution des secours et des récompenses nationales, commissaire pour la gestion des pensions versées aux veuves, ascendants et orphelins des victimes. Plusieurs décorés de Juillet du Ier arrondissement adressèrent, le 27 juillet 1834, une pétition en sa faveur au roi, pour lui faire obtenir une récompense nationale : « Les soussignés, décorés de Juillet du (ancien) Ier arrondissement de Paris, ont l’honneur de rappeler au souvenir de Votre Majesté que dans le courant de 1831 ils se réunirent avec leurs camarades, également décorés et pensionnés, et lui adressèrent une supplique en faveur du sieur Chareau, ancien administrateur du bureau de bienfaisance du même arrondissement, l’un des commissaires nommés pour la distribution des secours et des récompenses nationales, et maintenu commissaire pour les gestions des pensions accordées aux veuves, ascendants et orphelins des victimes des trois mémorables journées. Cette demande, que Votre Majesté a daigné accueillir avec tant de bienveillance, fut renvoyée à M. le ministre du Commerce et des Travaux publics ; elle est restée depuis ce temps dans ses bureaux sans aucun résultat. Nous faisions connaître la conduite et les bienfaits du sieur Chareau à notre égard et nous ne faisions que dire vrai en y énumérant qu’il a plus que droit à notre vénération et à notre éternelle reconnaissance, il nous prodiguait les soins les plus touchants avec un zèle vraiment extraordinaire, venir nous visiter dans les hôpitaux ou dans nos demeures en nous apportant les secours qui nous étaient accordés, nous encourager dans nos souffrances, examiner nos blessures avec l’intérêt le plus tendre, les panser souvent lui-même, rien ne lui coûtait dès qu’il s’agissait de soulager nos misères. Un pareil dévouement, Sire, nous a rempli de la plus vive reconnaissance. Nous voudrions remplir un devoir sacré en venant supplier Votre Majesté de vouloir bien se charger elle-même d’une dette qu’il nous est impossible d’acquitter. Nous osons espérer qu’une conduite si généreuse, connue de Votre Majesté, lui paraîtra digne d’une récompense honorifique. Sûrs de la bienveillance avec laquelle notre Roi accueillera les véritables services rendus, les soussignés osent espérer qu’elle daignera satisfaire à leur supplique et ils en auront toute leur vie une éternelle reconnaissance. Ils ont l’honneur, etc. » Signé : Estienne (voir Estienne, Rose, Auguste), demeurant 51, rue du Faubourg-du-Roule ; Haubner (voir Haubner, Jean, ou Ignace, Wenceslas), demeurant 32, rue du Faubourg-du-Roule ; D’Hiver (voir D’Hiver, Claude, Etienne), demeurant 9, rue de Chaillot ; Mutelle (voir Mutelle, Antoine, Jacques), demeurant 77, rue de Chaillot ; Ferlet (voir Ferlet, Marie, Thomas), demeurant 78, rue du Faubourg-du-Roule ; Poutrait (voir Poutret, Claude, François), demeurant 80, rue du Faubourg-du-Roule. Il demeurait 23, rue de l’Arcade en 1834. Archives nationales F/1dIII/49.