Charon, Charles, Hyacinthe
Biographie
Né en 1798 à Blamont (Meurthe) (ou à Blamiret dans la Moselle in Archives de Paris VD6 471 n° 5 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Ancien officier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 21e léger (mais au 7e léger en 1831 in Archives nationales F/1dIII/36). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1838, père de famille, son épouse infirme des deux mains, devant deux termes de loyer, sans état autre que celui de journalier, sans emploi, il sollicita des secours. La police donna de « bons renseignements sur sa conduite et sa moralité ». En 1850, de nouveau elle renseigna : « Favorablement représenté. Ancien employé dans les hôpitaux, il y a plusieurs années qu’il est sans emploi aussi sa position est-elle fort précaire. Sa femme, qui est infirme, ne peut travailler. » Il reçut un secours de trente francs en 1839, soixante en 1850, en 1853 et quarante francs en 1855 et en 1856. En 1857 par contre, la police, précisant qu’il était homme de peine à l’hôpital du Midi et sa femme placée à l’hospice des incurables rue de Sèvres, affirmait : « Bien qu’il ait rendu quelques services, d’abord comme sous-officier dans l’administration des hôpitaux militaires puis, en 1851, comme commis greffier de la commission militaire présidée par le général Bertrand, le sieur Charon inspire peu d’intérêt. Il a la réputation d’un ivrogne et d’un débauché et sa position devrait d’ailleurs le mettre au-dessus du besoin. » Il gagnait alors douze francs cinquante par mois et était logé et nourri. Les secours cessèrent. Il demeura 22, rue Saint-Sébastien en 1830 ; 8, rue de la Boucherie-des-Invalides en 1837-1838, un loyer de cent dix francs par an ; 12, rue de l’Hirondelle en 1849-1850 ; 10, rue de Vaugirard chez M. Gravel, fruitier, en 1853 ; 4, rue de la Feuillade en 1854 ; 47, rue des Noyers en 1856 ; 56, rue d’Enfer chez M. Gravelle en 1857. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers (sous le nom de Charron, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/49; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116.