Charpentier, Jacques, Raphaël

Biographie


Né vers 1793 à Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados). Il s’illustra à la porte Saint-Denis, à la porte Saint-Martin et rue Saint-Honoré. Il reçut un secours de vingt francs, le 24 août 1830, à la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement, en date du 24 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, a arrêté trois voitures de moellons et en a montés sur la porte Saint-Denis ; à la porte Saint-Martin a tiré cent vingt et un coups de carabine, qu’il chargeait avec du fer. N’a pu être entendu, ayant passé à un autre jury. » Etant passé devant un autre jury, il ne put être statué sur son compte par celui de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 (vérifier que c’est bien le bon Charpentier... a priori il n’est pas blessé...). En 1831, il était brigadier dans la garde municipale, caserné au Minimes. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé. Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, Rabineau, Louis, Jean, maître tailleur, demeurant à Paris, rue Saint-Honoré n° 255, et Marie Anne Desgranges, son épouse, domiciliée avec lui, certifions à tous qu’il appartiendra que le sieur Charpentier, Jacques, Raphaël, demeurant à paris, rue Saint-Martin n° 313, est entré le premier, le 29 juillet, dans la maison que nous habitons, pour en débusquer les gardes royaux qui l’occupaient par force ; qu’il a pris et désarmé trois de ces mêmes gardes royaux enfermés dans notre cuisine. Nous attestons en outre que sans la présence du sieur Charpentier ils avaient résolu de mettre le feu à ladite maison et que c’est à sa bravoure que nous devons notre existence. En foi de quoi nous avons délivré le présent audit Charpentier, comme un témoignage de notre reconnaissance. » Signé, le 25 août 1830 : Rabineau (voir ce nom ?). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Charpentier s’est battu contre les gardes royaux, le 28 juillet, pendant plus de quatre heures à la porte Saint-Martin, que lui et plusieurs autres bourgeois ont été obligés de s’établir dans l’allée de la maison que j’occupe afin d’éviter la fusillade de la garde. J’atteste en outre que j’ai été obligé de leur donner une échelle pour qu’ils montent par-dessus un mur pour gagner la rue Sainte-Apolline, afin de pouvoir être libre à tirer sur ces mêmes gardes royaux qui occupaient ladite porte Saint-Martin. » Signé, le 14 août 1830 : Giroud. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés Joseph Ferrier, fleuriste, rue Basse-du-Temple n° 37, et Jean-Pierre Barféty, cafetier, demeurant boulevard du Temple n° 52, certifions à tous qu’il appartiendra que le sieur Charpentier, maintenant brigadier dans la garde municipale de Paris, caserné aux Minimes, s’est battu le 28 juillet 1830 contre les gardes royaux et qu’il a constamment resté depuis le matin jusqu’au soir, armé d’une carabine et de deux pistolets, en faisant feu sur tous ceux de ces mêmes gardes royaux qu’il rencontrait sur les boulevards Saint-Martin et du Temple. » Signé, le 27 août 1831 : Ferrier, Joseph ; Barfety, an-Pierre. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Charpentier, Jacques, Raphaël s’est battu pendant plus de quatre heures à la porte Saint-Martin contre la garde royale, le 28 juillet 1830, et qu’au moment où un officier commandait à un peloton de faire feu sur le peuple ledit Charpentier l’a descendu d’un coup de carabine. J’atteste en outre que j’ai été obligé de remettre une pierre neuve à son arme, celle qui y était étant usée. Je l’ai entre les mains et la garderai comme un souvenir de cette époque. » Signé le 26 août 1831 : Brucker, gardien du passage Vendôme. Charpentier demeurait 313, rue Saint-Martin en 1830. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 75 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, états nominatifs des blessés admis à la répartition des fonds de la souscription nationale, 2e classe et 1re classe ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 24 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 24 février 1831 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 377.

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