Charton, Jules

Biographie


Né le 4 octobre 1802 (ou le 2 octobre 1809 in Archives de la préfecture de police AA 377) à Nevers (Nièvre). Garçon boulanger. Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe droite. Il était signataire, le 22 septembre 1830, avec Duteil, Antoine (voir ce nom), demeurant 24, rue Tirechappe, Yves, Georges (voir ce nom), demeurant 23, rue du Four-Saint-Honoré, Chaudier, Louis (voir ce nom), demeurant 1, rue Mercière, Charton, Jules (voir ce nom), demeurant 1, rue Mercière, Rousseau, François, demeurant 7, rue Saint-Joseph, Cabanne, Henry (voir ce nom), demeurant 10, rue de la Cossonnerie, Ceheux, demeurant 7, rue des Ecus illisible, d’une demande afin d’obtenir la médaille de Juillet, en récompense d’avoir « pendant les glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, […] couru à la défense de la patrie et assuré le triomphe de la liberté. […] Par plusieurs faits d’armes remarquables et détaillés dans la déclaration ci-jointe, attestée par d’honorables signatures, ils ont prouvé leur bravoure, leur intrépidité et leur attachement inviolable à la cause sacrée qui vient de placer les Français sous l’égide de Louis-Philippe Ier, le meilleur des rois ». Leur déclaration était ainsi rédigée : « Les soussignés déclarent que le mardi ils ont attaqué le poste de la halle à 11 heures et presque sans armes, qu’ils se sont battus près d’une heure ; que le mercredi ils ont forcé les gendarmes à fuir, que le même jour, ils étaient trente-cinq à 1 heure du soir contre trois cents gardes royaux, Suisses et 15e de ligne, qu’ils se sont battus deux heures et demie et ont forcé à fuir ces soldats ; qu’ils se sont rendus au Palais-Royal le jeudi et se sont constamment battus ; qu’ils ont fait les barricades des rues de Vannes (pas sûr c’est illisible), rue des Deux-Ecus, rue des Prouvaires, le jeudi à 4 heures du matin, les outils ont été donnés par M. Gibert, quincaillier, rue du Four (mais lui-même signe comme demeurant 11, rue des Deux-Ecus), M. Cheux (illisible) leur a donné de la poudre. » Cette déclaration était apostillée par Lambrun, marchand de vins, demeurant 8, rue de Vannes ; Huard, marchand d’eau-de-vie, demeurant 4, rue de Vannes ou de Varmes ; Gibert, marchand quincaillier, demeurant 11, rue des Deux-Ecus ; Husson, marchand de vins, demeurant rue des… ; Legris, marchand boucher, « présent près de l’église Saint-Eustache » ; Natter, limonadier, demeurant 9, rue des Deux-Ecus. Soutien de sa mère, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, comme blessé, un total de deux cent soixante francs de secours, entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 5 février 1831, la conclusion suivante : « Est atteint de cicatrices nombreuses au bas des deux jambes provenant d’ulcères dartreux et variqueux et qui n’ont rien de commun avec une blessure par arme à feu, par arme blanche ou autre. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il reçut cependant, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » Il apostilla la demande que fit Delin, Jean-Baptiste, auprès du roi, en septembre 1830, pour obtenir une place de garde forestier. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Il était indiqué comme ayant été militaire durant sept ans au 29e de ligne et était alors poseur de rails de fer. On trouve dans son dossier plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Vincent, Charton, Jules (sic) a été sous mes ordres aux barricades du faubourg Montmartre, depuis le jeudi matin 24 février jusqu’au samedi soir 26 du même mois ; que pendant tout ce temps il s’est fait remarquer par son autorité et sa bonne conduite, à ce point qu’il a été choisi par moi pour faire partie de la section à laquelle la garde des pièces de canon était confiée. C’est un citoyen sobre et honnête, un bon patriote et j’ai lieu de pouvoir affirmer que c’est un de ces hommes que l’autorité doit s’attacher, sûre qu’elle sera de son dévouement. » Signé, le 21 juin 1848 : Roux, combattant en chef des barricades du faubourg Montmartre. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Le conducteur des travaux du chemin de fer du Nord (ancien) 1er arrondissement certifie que le nommé Charton, Jules a travaillé sous mes ordres comme ouvrier cantonnier du 1er au 30 septembre 1846. » Signé, à Saint-Denis, le 6 janvier 1847 : Richomme. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Charton, Jules, garde à la 2e compagnie du 3e bataillon, fait partie de la garde républicaine depuis sa formation, qu’il a toujours fait un excellent service et qu’il s’est toujours très bien conduit. » Signé, le 21 juin 1848 : Faivre, lieutenant commandant de la 5e compagnie lyonnaise. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était célibataire en 1848. Il demeurait 17, rue du Faubourg-Montmartre en 1848. Il demeurait 1, rue Mercière en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 57 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 71 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Cabanne, Henri ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 377 ; Archives de la préfecture de police AA 384 in dossier Delin, Jean-Baptiste.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.