Chauvin, Edouard, Dominique
Biographie
Né le 23 mars 1811 à Nancy (Meurthe). Homme de peine ou jardinier sur les listes de la mairie, sur celles de la Commission des récompenses nationales, aussi in Archives de Paris VK3 33 jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques et in Archives de Paris VK3 34. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 1er mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28 matin, a dépavé puis a été à la poudrière ; il a pris une caisse de poudre, qu’il a transportée chez lui et remise ensuite au gendre de M. Salleron. Le 29, à Babylone, les Suisses n’avaient rien mis pour se garantir aux croisées. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 5 mars 1831, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille et quatre voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Chauvin, Dominique sur les listes de la mairie, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Chauvin, Dominique), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il s’engagea dans le 1er régiment de ligne en 1831, dont il sortit en avril 1838, après avoir fait deux campagnes en Afrique et perdu l’œil droit. Il sollicita un premier secours en 1842. La police précisa à son sujet à cette occasion : « Célibataire. […] Il est employé comme charretier chez un gravatier. Il est très laborieux, cependant de son état maladif, il n’est pas heureux. » Il reçut vingt-cinq francs de secours en 1842. En 1843, il était potier. Il toucha quarante francs de secours en 1843, vingt-cinq francs en 1844, la même somme en 1845. En 1846, journalier, presque aveugle, marié et père de deux enfants, il toucha un secours de vingt-cinq francs, de la même somme en 1847. En juin 1848, il put fournir l’attestation suivante : « […] Je soussigné et certifie que le citoyen Chauvin était de service audit poste [de Sainte-Pélagie, N.D.A.] et qu’il n’a pas quitté le poste pendant cette passe du service les 23, 24 et 25 juin. » Signé : Bourdon, sous-lieutenant, à la XIIe légion de la garde nationale, demeurant 18, rue d’Orléans. Et aussi : « Le commandant du 21e [24e ?] bataillon de la garde mobile certifie que le citoyen Chauvin a reçu chez lui un fourrier du [24e ?] bataillon et qu’il a même empêché son désarmement. En un mot, sa conduite a été des plus louangeuses. » Signé, le 27 juin 1848 : Duseigneur, chef de bataillon. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet et méritant par sa « position malheureuse l’intérêt de l’administration ». En 1850, il était charretier au Jardin des Plantes et gagnait deux francs cinquante par jour. La police le dit alors « vieux célibataire qui vit depuis huit ans avec une blanchisseuse. Cette femme gagne deux francs par jour. Le sieur Chauvin n’a pas de charge de famille et paraît au-dessus du besoin. On s’accorde à donner de bons renseignements sur lui ». Il demeurait 31, rue des Fossés-Saint-Marcel en 1830-1831 ; 150, rue Mouffetard de 1842 à 1846 ; 138, rue Mouffetard en 1849 ; 27, rue Croulebarbe en 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Chauvin, Dominique) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 5 mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831 (sous le nom de Chauvin, Dominique) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Chauvin, Dominique) ; Archives de Paris VK3 48 (couverture du dossier Montandon, Pierre, Claude) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à vingt-cinq décorés, combattants et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant ensemble à la somme de 1465 francs sur l’exercice 1849, minute 39 et minute 66, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 79.