Chauvin, Mathurin, Pierre
Biographie
Né le 18 juin 1789 à Paris. Fondeur en cuivre. Il participa à la prise du Louvre. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs le 28 juillet 1833 (contre la remise de son brevet, mesure curieuse mais ordonnée par le préfet de police), de cinq francs en 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1845, « presque incapable de continuer son état », il sollicitait des secours. La police le dit alors tourneur en bois et non fondeur en cuivre, père de quatre jeunes enfants, et ajoutait : « Il a une bonne moralité et n’est pas heureux, assure-t-on. » Il reçut alors un secours de quarante francs. En 1846, « âgé et accablé de douleurs qui l’empêchent de continuer son travail », il sollicita de nouveau un secours et obtint vingt-cinq francs. Il mourut le 31 mars 1847 à l’hospice du Bon-Secours à Charonne. Sa veuve, Pongny, Joséphine, Euphrasie, née en 1812 à Darnetal, reçut quarante francs de secours en 1847. En 1848, la police renseigna à son sujet : « Sans ressources et employée comme laveuse de vaisselle chez le sieur Delaplace, marchand de vin, traiteur, boulevard des Couronnes, 35. […] Cette femme est d’une faible santé et digne d’intérêt sous tous les rapports. ». Elle reçut quarante francs de secours en 1849. En 1851, alors qu’elle était marchande des quatre-saisons, la police confirma : « Tout chez elle annonce la misère. C’est une pauvre marchande des quatre-saisons, qui ne gagne en moyenne qu’un franc vingt-cinq par jour et qui n’a que cette seule ressource pour vivre. Elle n’a pas de charge de famille. Elle mérite la bienveillance du gouvernement. Sa conduite est irréprochable. » Elle toucha quarante francs de secours pour cette année-là. Mais, en 1852, la même administration renseignait : « […] Très mauvaise vie et mœurs. Elle habite avec un nommé Pierre, marchand des quatre-saisons, avec lequel elle s’enivre presque tous les jours. » Elle toucha un secours de quarante francs pour l’année 1852. Elle reçut un secours de quarante francs en 1849. Chauvin demeurait 52, rue du Temple en 1831 ; 1, rue de Frépillon en 1833 ; 1, rue Frépillon en 1834 ; 3, rue des Barres-Saint-Paul de 1843 à 1845 ; 72, rue de Ménilmontant en 1846 ; sa veuve, 46, chaussée Ménilmontant en 1847 ; 2, rue des Couronnes à Belleville en 1849 ; 9, rue du Chemin-de-Ronde à Ménilmontant en 1850-1851 ; 11, rue des Couronnes en 1851 ; 29, rue de la Fontaine-au-Roi puis rue des Montagnes cité Napoléon, N° 3 à Ménilmontant en 1852 ; 11, passage Ronce en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de vingt-cinq francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement dont les brevets déposés par eux à la mairie en recevant le 28 juillet 1833 la somme de vingt-cinq francs ont été envoyés à la préfecture de police au désir de la lettre de M. le préfet en date du 27, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852.