Chedal, Benoist
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, attestons et certifions que M. Chedal, Benoist s’est trouvé avec nous dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, dans diverses rues de la capitale, où les dangers étaient les plus éminents ainsi qu’à la prise du Louvre et des Tuileries. Nous attestons sur l’honneur que le sieur Chedal s’est comporté dans toutes ces circonstances en brave et loyal citoyen et qu’il a fait preuve de courage et d’intrépidité. En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour rendre hommage à la vérité et lui mériter la récompense nationale due à tous les braves qui ont combattu pour la liberté. » Signé, le 31 octobre 1831 : Limière, libraire, demeurant 2, rue des Fossés-Montmartre ; Marance, demeurant 44, rue Traversière-Saint-Honoré ; Rousseau (voir ce nom), sous-officier au 60e de ligne, demeurant 60, rue des Vieux-Augustins ; Salmon, Amand, demeurant 13, rue du Petit-Carreau ; Notin (voir Notin, Pierre), ex-agent comptable de la Marine, demeurant 172, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Dufour, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant hôtel de Bruxelles, rue du Mail ; Mena, J., négociant, demeurant 5, rue du Mail ; Rome, demeurant 71, rue Montorgueil ; Heulin, demeurant 29, rue du Mail. Il avait signé, le 25 août 1830, le certificat suivant en faveur de Rousseau (lui-même signataire du certificat cité plus haut) : « Nous, soussignés, négociants et marchands patentés, domiciliés à Paris, comme il est dit ci-après, certifiions à qui il appartiendra que le sieur Rousseau, ex-sous-officier au 60e régiment de ligne, tenant la cave du sieur Bridanne, marchand de vins, rue du Mail n° 29, n’écoutant que son courage et son patriotisme dans la journée du 28 juillet dernier, s’arma d’un fusil dont était porteur un individu qui vint se réfugier chez lui étant poursuivi et chargé comme d’autres citoyens par des voltigeurs faisant partie de deux bataillons du 5e régiment de ligne, en bataille rue Montmartre, où ils arrivaient de la place des Victoires, ayant le général comte Wahl à leur tête, certifions, disons-nous, que le sieur Rousseau, saisissant le moment où le général tomba de cheval, l’ajusta trois fois sans pouvoir l’atteindre, l’arme n’ayant point partie, ce qui le fit remarquer par un officier de voltigeurs, qui fit tirer sur lui, Rousseau. Nous vîmes même tomber à ses côtés un homme frappé d’une balle. Ce généreux citoyen, voyant le mauvais état de son fusil, n’eut plus qu’à rentrer chez lui, ne pouvant seconder le groupe, qui obligea la troupe à se replier par la rue des Fossés-Montmartre, sur la place des victoires d’où elle était partie. » Chedal demeurait 29, rue du Mail en 1831. Archives de la préfecture de police AA 378 ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Rousseau.