Cherrier, Jean, Louis, Célestin

Biographie


Né vers 1800 à Sèvres (Seine). Fabricant de peignes. Il s’illustra contre les Suisses au pont de Grenelle et au pont de Sèvres. Il fut blessé d’un coup de lance reçu à la jambe droite. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il donnait l’exposé suivant de la conduite qu’il avait tenue : « Je suis venu, le 29 juillet, au secours des Parisiens, dont je me joignis avec deux de mes camarades vers 6 heures du matin à M. Bleton (voir Bleton, Alexandre), commandant le susdit jour à Grenelle, dont nous avons barricadé le pont. Paris étant alors délivré, je suis retourné à Sèvres, faire abattre le drapeau blanc qui était à la grille du parc de Saint-Cloud. Je désarmais un peloton de garde royale. Mais le 31 juillet je suis allé désarmer le reste de la garde royale qui campait aux quinconces de la manufacture de porcelaine. Je suis revenu en faire autant aux Suisses de la garde dont j’ai voulu en faire enlever leur drapeau mais ayant demandé à le rendre à la mairie, voulant éviter le sang, je les incompréhensible. Les lanciers ayant chargé sur nous, je distribuais des armes aux Parisiens qui arrivaient. Alors nous poursuivions les lanciers, dont je reçus un coup de lance à la jambe. De là, ayant tenu le poste le plus dangereux, dont j’ai reçu un certificat à l’instant même de la manière dont je me suis comporté avec mes hommes de garde qui étaient des Parisiens. Malgré mes fatigues et blessures, je suis allé à Rambouillet. Donc je demande une marque de reconnaissance attendu qu’il y a des Parisiens qui sont décorés et qui n’ont pas fait la moitié de mes faits. Je vous prie de vous informer à la mairie de Sèvres, comme les adjoints et greffier, ainsi qu’aux habitants et à Paris M. Bleton (voir Bleton, Alexandre), rue de Vendôme n° 9 et à M. Dumas (voir ce nom), élève de l’Ecole. Je suis dans cette attente, etc. » On trouve cette note dans son dossier : « Rapportera des pièces lorsqu’il les aura retirées de la préfecture. » Il écrivit au roi avoir fourni « dans les temps à l’hôtel Lafayette des certificats délivrés par MM. Gérard et Bletou (voir Bleton, Alexandre), alors nos commandants, qui attestaient mon courage et ma blessure », et réclama, en 1833, les pièces qui ne lui avaient pas été remises. Il demeurait 45 bis, rue Royale (mais 15 bis, rue Royale et 47 bis, rue Royale in Archives de la préfecture de police AA 378) à Sèvres en 1833. Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives de la préfecture de police AA 378.

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