Chès, Louis

Biographie


Né frère jumeau d’Antoine, le 10 juin 1758 à Nîmes, fils de Chès, Pierre, travailleur de terre, et de Conillière, Suzanne. Retraité depuis 1814 comme lieutenant de gendarmerie. Il mourut, le 11 novembre 1830, des suites des blessures qu’il avait reçues le 30 août 1830 à Nîmes. Le maire de la ville de Nîmes donnait les explications suivantes sur sa mort : « Certifie qu’à l’époque des événements du mois d’août dernier M. Louis Chès, ancien lieutenant de gendarmerie, se rendit à la tête d’une compagnie provisoire de la garde nationale de Nîmes aux moulins à vent pour y dissiper un attroupement de rebelles qui s’y était formé et qu’il y reçut un coup de feu, le 30 dudit mois d’août, par suite duquel il a succombé à l’âge de soixante-treize ans, le 11 septembre suivant. » Sa veuve se nommait Rigoulet, Dauphine, née le 14 février 1768 à Jonquières (Gard), fille de Rigoulet, André, travailleur, et de Hugues, Cécile. Le mariage avait eu lieu le 30 prairial an VIII à Nîmes. Chès, Louis était divorcé de Lombard, Marie depuis le 23 prairial an VII. Une dépêche concernant la veuve était ainsi rédigée : « Sollicite la pension de cinq cents francs à laquelle elle a droit par suite de la mort de son mari après une blessure grave reçue le 30 août dernier en défendant l’autorité du nouveau gouvernement. » Son mari était officier de gendarmerie, caserné à Nîmes. Le préfet du Gard donna les renseignement suivant sur le compte de la veuve : « Le capitaine Chès […] était un brave militaire qui a été victime de son dévouement à la cause nationale. Toute sa fortune était dans sa pension de retraite, sa mort a laissé sa veuve sans aucune ressource. Ne la point comprendre au nombre des personnes qui doivent avoir une part aux récompenses qui seront accordées par le gouvernement serait la réduire à la mendicité. » Rigoulet, Dauphine fut pensionnée de cinq cents francs. Il laissait aussi une fille, issue de son premier mariage. L’Etat des victimes des troubles de Nîmes pendant le mois d’août 1830, dressé par la Commission des récompenses nationales, rapportait à son sujet : « […] Par arrangement de famille, la fille fait une pension à la veuve, dans l’espoir que le gouvernement accordera à son mari l’emploi de percepteur des contributions ou un autre analogue à Bédarieux. » Il demeurait 3, rue de l’Arc-de-Dugras en 1830 ; sa veuve demeurait 11, rue de la Magdeleine à Nîmes en 1831. Archives nationales F/1dIII/38 A, récompenses nationales dans les départements ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives nationales F/1dIII/79, dossier Gard.

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