Chevallier
Biographie
Pharmacien place du Pont-Saint-Michel. On trouve ainsi relatée, dans La France nouvelle, Le Constitutionnel, Le Moniteur universel et L’Echo français, sa participation aux soins donnés aux victimes des combats : « M. Chevallier, pharmacien, avait disposé en ambulance une pièce attenante à sa pharmacie. L’accumulation des morts à la Morgue donnait lieu à des émanations pestilentielles que M. Chevallier a fait de suite cesser en délivrant gratuitement des seaux de chlorure de chaux liquide, et il en avait fait placer dans la cour de sa maison, où les habitants du quartier pouvaient en venir chercher pour leur besoin. » Puis aussi, pour l’enterrement des victimes dans L’Indépendant : « Le 31 juillet, les corps des victimes déposés à la Morgue ont été placés sur des bateaux et conduits par le cours de la Seine à l’endroit où ils doivent être ensevelis. M. Chevalier (sic), pharmacien, place du Pont-Saint-Michel, et son premier élève, M. Paul Boquet, se sont courageusement chargés de surveiller cette triste opération ; par leur soins les cadavres ont été inondés de chlorure de chaux. Tous les citoyens qui les assistaient se sont munis de ce puissant désinfecteur, et ensuite on a désinfecté le lieu même et les environs. Dès le matin, M. Chevalier (resic) avait mis à la disposition de tous les habitants du quartier un tonneau rempli d’eau saturée de chlorure de chaux, afin qu’ils pussent purifier les lieux remplis d’eau stagnante et préserver la santé publique contre les miasmes délétères. Nous recommandons à MM. les pharmaciens qui se trouvent dans un pareil voisinage l’honorable exemple de M. Chevallier (et pourtant sic), à l’humanité et au dévouement duquel on ne saurait donner de trop grands éloges. » Il demeurait 43, place du Pont-Saint-Michel en 1830. La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 27 juillet-2 août 1830 ; Le Constitutionnel, 2 août 1830 ; Le Moniteur universel, 3 août 1830 (sous le nom de Chevalier) ; L’Echo français, 5 août 1830 ; L’Indépendant (ci-devant la Semaine), 12 août 1830 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 103, 117 ; Les Enfans de Paris ou les Petits Patriotes, scènes de courage, de présence d’esprit, de magnanimité, de grandeur d’âme et de désintéressement de la jeunesse parisienne pendant les journées des 27, 28, 29 juillet 1830, A. de Saintes, chez Nepveu libraire, et Eymery, Fruger et Cie, libraires, Paris, 1831, p. 87 ; Révolution mémorable des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Cousin d’Avalon, Paris, Stahl, imprimeur-libraire, quai des Augustins, n° 9, p. 64 ; Archives de la préfecture de police AA 420 ; Almanach royal pour l’an 1830 présenté à Sa Majesté, Paris, chez Guyot et Scribe, 37, rue Neuve-des-Petits-Champs, 1830, p. 910. Voir peut-être le Chevallier décoré de la médaille ?