Chevallier, François
Biographie
Né le 1er janvier 1806 au Mans (Sarthe), fils de Chevallier, François, Jean, ancien militaire, et de Gebert, Louise (qui devait décéder le 8 février 1817 au Mans). Chapelier. Il combattit toute la journée du 27 juillet et fut blessé à la barrière des Sergents ce même jour, d’un coup de feu à l’épaule droite. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de la rue Beaubourg n° 13, certifions et attestons que le nommé Chevallier, François, âgé de vingt-quatre ans, demeurant même rue n° 13, après avoir combattu toute la journée du 27 juillet pour la défense des libertés et de la nation, a été blessé d’un coup de feu à l’épaule droite à la barrière des sergents. Sa blessure étant très grave, le mettra dans l’impossibilité de se servir de son membre. Nous conjurons les âmes vraiment patriotes de subvenir aux plus pressants besoins. » Signé, le 7 septembre 1830 (pour les signatures lisibles) : Mery, demeurant 13, rue Beaubourg ; Goblet ; Remé ; Trussaut ; Laurent ; Patris illisible, capitaine de la 3e compagnie du 2e bataillon de la VIIe légion de la garde nationale ; Lépine ; Gastelmann ; Dupuis, fabricant de chapeaux, demeurant 3, rue Beaubourg ; Lamarthée, demeurant 50, rue Beaubourg ; Mourot, demeurant rue des Vieilles-Etuves-Saint-Martin. Il reçut (sous le nom de Chevalier) un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Pensionné de trois cents francs (pas sur les listes du Bulletin des lois), il mourut de ses blessures, à l’hôpital de La Charité, le 19 septembre 1830, avant même d’avoir touché pour la première fois sa pension. Il avait déjà touché les premières pièces de son habit de garde national. Une demande de secours avait été adressée en sa faveur par Bruillon, chapelier, demeurant 20, rue Saint-Martin et par Marino, contremaître dans la maison Gouttier, 7, rue Geoffroy-Langevin. Son père, Chevallier, François, Jean, né le 30 juillet 1768 au Mans, ancien militaire et indigent, ne réussit pas à faire valoir ses droits (un nom apparaît pourtant dans les listes du Bulletin des lois, sauf si c’est le père de Chevallier, Louis, Constant, et dans les listes du Moniteur universel il y a bien un Chevallier, François, Jean ; d’autre part in F/1dIII/39 (lettre du 26 septembre 1832), j’ai un Chevalier, François, Jean, demeurant au Mans à qui en 1832, le ministère de l’Intérieur cherchait à faire parvenir son brevet de pension ; enfin son nom apparaît dans Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé et dans Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831). Il se vit verser cinq cents francs à condition qu’il renonçât à toute réclamation, ce qu’il accepta. Il lui fut attribué (sous le nom de Chevalier, François, Jean) une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale. Les parents s’étaient mariés le 6 prairial an XI au Mans. Sur l’acte de mariage, l’époux est indiqué comme né le 3 juillet 1768 (sic) au Mans, fils de feu Chevallier, François et de Lamotte, Jeanne ; Louise Gesbert (sic) est indiquée comme née le 1er mars 1771 à La Bazoge (Sarthe), fille de Gesbert, Louis, cultivateur, et de feue Legouat, Marie. Le nom de Chevalier (sic), François, Jean, apparaît pourtant sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36. Il lui fut aussi accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Chevallier, François demeurait 13, rue Beaubourg ; son père, au Mans en 1831. Le nom de Chevallier (F. Chevallier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement et liste nominative des ascendants du VIIe arrondissement au nom desquels il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 116, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 103 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 29 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831) ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morand ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) VIe arrondissement, ascendants et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) VIIe arrondissement (sans indication du motif de l’attribution de la rente) ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des ascendants (sous le nom de Chevalier, François, Jean) aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, ascendants (sous le nom de Chevallier, François, Jean) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.