Chevallier, Thomas
Biographie
Il fut une des victimes des affrontements qui eurent lieu dans la ville de Nîmes entre les partisans du nouveau gouvernement (très souvent des protestants, et parfois des libéraux), et ceux de l’ancien (généralement catholiques), vers la fin du mois d’août 1830. Ces affrontements causèrent la mort de six protestants et de deux catholiques ; furent blessés, dont plusieurs dangereusement, dix-huit protestants ou libéraux et cinq catholiques ; furent battus dix protestants et deux catholiques. Le préfet du Gard, dans le travail de la Commission des récompenses nationales, constatant la continuation d’un mauvais esprit à l’égard du nouveau gouvernement, pensait que les blessés devaient être seulement secourus pécuniairement mais non décorés et précisait : « Une décoration de Juillet à des hommes de la populace de Nîmes serait un sujet continuel de danger pour eux et peut-être, dans un jour de troubles, un arrêt de mort. » Blessé au talon, il ne demanda comme récompense que l’admission de son frère Chevalier, Isaac, Louis, à l’école de Châlons ; les deux frères sont indiqués comme orphelins de Juillet. Il était le fils de Thomas Chevallier, tué. Archives nationales F/1dIII/79, dossier Gard.